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«La liberté de la presse garantit le développement»
AHMED BENBITOUR À EL KHABAR
Publié dans L'Expression le 24 - 08 - 2003

Commentant la mesure de suspension des six quotidiens nationaux dont L'Expression, l'ancien Premier ministre, Ahmed Benbitour a, dans une contribution parue hier dans le journal El Khabar, mis en exergue la relation de cause à effet qui existe entre l'absence de la liberté d'informer et le sous-développement social, économique et intellectuel.
«Dans le rapport mondial sur le développement (année 2002) diffusé par la Banque mondiale, note Ahmed Benbitour, il existe un paragraphe qui met en exergue le rôle joué par les médias dans la libre circulation de l'information et son impact sur le développement économique et social.» L'auteur ajoute: «Le même rapport cite Mahatma Gandhi qui disait ‘‘le but premier de la presse est la compréhension des sentiments des populations dont elle est censée faire un large écho, le second est de faire éclater les nobles sentiments qui les animent tandis que le troisième est l'exposé sans complaisance de leurs faiblesses.'' Pour Benbitour, Gandhi fut une «personnalité politique exceptionnelle qui, il y a un siècle, a compris l'importance de la liberté de la presse en tant que celle-ci permet l'épanouissement de l'homme en répercutant aussi loin que possible les sentiments du public et en faisant éclater le meilleur de lui-même, mettant ainsi à nu, le cas échéant, les faiblesses de la société pour la mener sur la voie du progrès». «Cette introduction, déclare l'ancien Premier ministre, m'amène à poser la question suivante: est-ce à dire que la diffusion des scandales de nos dirigeants ne peut figurer parmi les trois buts sur lesquels a focalisé Mahatma Gandhi?»
La réponse vient sous la forme d'une observation. «Il est établi de plus en plus que le développement peut se mesurer à l'aune des libertés dont jouissent les individus», écrit Benbitour et d'ajouter: «Amartya Sen, de nationalité indienne et titulaire du Nobel 1999 d'économie, disait: les Etats indépendants fonctionnant avec les règles de la démocratie et jouissant de la liberté de la presse, même si cette liberté est relative, ne connaissent pas les famines. Ces dernières, on les retrouve dans les propriétés historiquement traditionnelles, dans les sociétés gérées avec la manière dictatoriale d'aujourd'hui, comme on les retrouve dans les sociétés tribales primitives, dans les dictatures théocratiques, dans les économies coloniales placées sous la botte des forces impérialistes, et dans les Etats nouvellement indépendants dans le Sud sous le diktat des partis uniques». Force est de constater écrit encore le même auteur que: «Les famines n'apparaissent jamais dans un pays indépendant où des consultations électorales peuvent se tenir et où les partis d'opposition peuvent exprimer leurs critiques et où la presse peut couvrir les événements sans qu'elle soit soumise à des pressions de la part des gouvernements».
L'ancien Premier ministre relève que «le rapport de la Banque mondiale a conclu que lorsque l'Etat étend sa mainmise sur les informations, il devient impossible pour les médias d'influer d'une manière positive sur l'action des pouvoirs publics». «L'analyse d'un échantillon formé par 97 Etats, poursuit Benbitour, a montré que les Etats qui accaparent une grande partie du capital ont un système médiatique jouissant d'une moindre liberté si l'on devait tenir compte des indices de la liberté de la presse. Dans ce cas, on a relevé que les médias diffusent moins d'informations à l'adresse des opérateurs économiques et des hommes politiques, en même temps, on a relevé le rapport négatif existant entre le régime assis sur la propriété publique et la compétence existant au niveau du pays dans l'économie, la politique et la société. La propriété de l'Etat peut être rapprochée avec la corruption à grande échelle et une économie qui ne fonctionne pas comme il se doit, un marché de capitaux sous-développé, des droits politiques faibles pour les citoyens et des résultats sociaux médiocres dans les secteurs de l'enseignement et de la santé.» «La liberté, ajoute l'auteur, a deux dimensions, l'une est restreinte, l'autre est globale. La première dimension confine la liberté dans les droits et les libertés civiques et politiques liées à l'idée de la citoyenneté et de la démocratie, la seconde dépasse les droits et libertés civiques et politiques pour s'élargir à l'affranchissement des diverses formes de réduction de la dignité et de l'humanité comme la maladie, l'ignorance, la pauvreté et la peur.
Avec la dimension globale, la liberté devient un but à atteindre et en même temps un moyen pour parvenir au développement humain, mais elle demeure une aspiration qui a besoin de structures s'incarnant dans un processus social en vue de les perfectionner et de les protéger. C'est pourquoi, il est nécessaire que ces structures et le processus s'appuient sur un gouvernement éclairé qui prend sur lui la relation de partenariat entre l'Etat, la société civile et le marché.
Dans un tel climat de liberté, il est possible de mobiliser la nation pour l'essor et le progrès. Et de là, assurer la sécurité alimentaire, la sécurité sanitaire, la sécurité de la connaissance, la sécurité juridique et la sécurité hydrique...»


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