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Pratiques douteuses
Publié dans L'Expression le 19 - 01 - 2012

«Qui frappe reçoit des coups, telle est la règle.» Pindare
«Nous vivions une époque pleine de contradictions. C'était le résultat des contradictions qui existaient au sommet de l'Etat. Une certaine stabilité était maintenue grâce à la coexistence des courants souvent opposés. Des ministres progressistes côtoyaient des conservateurs et des technocrates. Tout semblait baigner dans l'huile. Mais à la base, les luttes étaient moins sourdes. Les travailleurs étaient encouragés par des lois du travail positives produites par un ministère d'avant-garde tandis que certains chefs d'entreprise, soutenus par leur tutelle conservatrices, avaient un comportement féodal. C'était l'époque où commençaient à être discutés les projets des textes de gestion socialiste des entreprises et où étaient jetés les bases de ce qui allait être des années plus tard le statut général du travailleur. L'ambiance était euphorique et les assemblées générales de travailleurs mobilisaient de plus en plus des travailleurs. Mais d'un autre côté, les syndicalistes avaient maille à partir avec les apparatchiks du parti unique qui voyaient en chaque défenseur des travailleurs un suppôt de Moscou. Eh oui! L'antisoviétisme primaire faisait rage et les adversaires des réformes agraires se confondaient souvent avec ceux qui militaient pour une arabisation à outrance. Et le pouvoir d'alors devenait immanquablement le lieu de luttes sourdes auxquelles faisaient écho des conflits syndicaux. Les représentants des travailleurs devenaient de plus en plus hardis dans leurs revendications. Les salaires étaient gelés par une ordonnance du chef de l'Etat et le conflit du Sahara occidental tempérait un peu les ardeurs de sections syndicales qui voulaient paraître conscientes des dangers que pouvait présenter une exacerbation des luttes. C'est ainsi du moins que celui qui était le guide de la section de notre entreprise voyait les choses. Il maîtrisait bien les concepts du discours politique dans les deux langues, la dialectique et penchait plutôt pour une meilleure information des travailleurs des défis de l'heure. C'est ainsi qu'il mena une activité de propagande soutenue qui agaça fort les conservateurs. Et tous les coups étaient permis pour une direction qui licenciait à tour de bras sans se soucier de l'avis d'une commission de discipline qu'elle ne voulait pas former. Pis, elle se mit à suspendre et à licencier même des syndicalistes. Les échos du conflit enflèrent au point que les superstructures politiques et syndicales furent sollicitées pour trancher ce noeud gordien formé par des positions fermes des deux parties. Un jour, le guide de la section syndicale reçut une lettre d'un élément de l'entreprise en stage à Paris. Cette lettre qui contenait de violentes critiques du chef de l'Etat, critiques qui s'apparentaient à des insultes, fut ouverte par le Bureau d'ordre général et transmise à la direction. Jusque-là, tout était normal. Mais la direction n'en resta pas là et constitua un dossier accusateur contre la tête pensante de la section syndicale. Ce dossier fut transmis au chef de l'Etat par des voies douteuses: celui-ci flaira le coup fourré et méprisa cette démarche en déclarant qu'un citoyen qui ne trahissait pas sa patrie ou qui ne volait pas son entreprise avait le droit de critiquer et au besoin d'insulter. Je te raconte tout cela pour te montrer la scélératesse des gens qui avaient l'habitude de jeter des peaux de banane. Un autre exemple: un jour, une charmante dame très cultivée vint à proposer la réalisation d'un film. Le projet fut accepté et toutes les facilités lui furent accordées. Mais son ignorance des problèmes techniques l'amena à prolonger la durée du tournage qui lui était accordé. Elle demanda une prolongation que le directeur de production s'empressa de lui refuser. Elle alla se plaindre plus haut. Elle obtint gain de cause. Le défunt journaliste qui avait interviewé Audie Murphy me raconta une scène édifiante: «J'étais dans le bureau du directeur pour discuter de mon reportage quand le téléphone sonna. Le Directeur prit le combiné et sitôt qu'il reconnut la voix de son interlocuteur, se mit au garde-à-vous. La voix lui intimait l'ordre de laisser travailler en paix ladite dame. Le directeur déconfit bredouilla un «Oui, Monsieur le Ministre!» et raccrocha. Il se tourna vers moi et dit piteusement: «Comment voulez-vous travailler comme çà?». Mais le directeur ne désarma pas pour autant: le technicien qui travaillait avec la dame et qui était en même temps membre de la section syndicale reçut à deux jours d'intervalle, la visite de deux responsables de l'administration qui lui «conseillèrent» de faire circuler une pétition dénonçant l'incompétence de la réalisatrice. Ce à quoi le technicien répondit: «Nous acceptons bien les ânes qu'ils nous ramènent de leur douar. Je ne ferai jamais une pétition contre un homme ou une femme de grande culture.»

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