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Le sort des enfants afro-asiatiques en Indochine
LE REALISATEUR BENINOIS MORA KPAI SUIT LES TRACES DE BOUCHAREB
Publié dans L'Expression le 11 - 12 - 2012

Toujours dans le cadre des journées du film engagé qui se déroule à la Cinémathèque algérienne, le documentaire Indochine sur les traces d'une mère du réalisateur béninois Idrissou Mora Kpai nous a entraînés sur les traces de la cause africaine au Vietnam. Le film évoque avec émotion le sort des soldats africains de la guerre d'Indochine et les enfants nés des relations éphémères entre les soldats africains envoyés en Indochine et les femmes vietnamiennes. Un sujet à la fois sensible et dur sur la réalité d'une guerre cachée. Ainsi, entre 1946 et 1954, plus de 60.000 soldats d'Afrique noire furent engagés pour combattre les Viêt-minh. Ces deux groupes de «colonisés», que les circonstances historiques ont voulu opposer, vont tisser des liens entre eux. Nombreux seront les soldats africains qui prendront pour épouses des femmes vietnamiennes. De ces unions naîtront des enfants métis. A la fin de la guerre, l'armée coloniale ordonne le rapatriement en Afrique de tous les enfants noirs, officiellement pour les protéger des Viêt-minh. Si certains enfants sont rentrés avec père et mère, d'autres ont simplement été enlevés par leurs pères, laissant seules les mères derrière. Certains de ces enfants non reconnus et abandonnés dans les orphelinats, étaient mis aux enchères pour des adoptions de masse destinées aux officiers africains, à l'instar de Christophe. Ce dernier a longtemps évité d'affronter les blessures et les troubles d'identité provoquées par une séparation brutale d'avec sa mère et son pays natal. A travers le voyage qu'entreprend Christophe vers son passé, longtemps occulté, ce film ouvre un chapitre peu connu de la guerre d'Indochine. C'est à travers cette histoire émouvante cachée qu'on a découvert l'histoire cachée de la guerre en Indochine. Lors du débat, le réalisateur béninois a rappelé le sort des soldats marocains qui avaient épousé des vietnamiennes et que le gouvernement du Maroc a refusé de rapatrier les familles mixtes maroco-vietnamiennes. C'est l'émir Abdelkrim Khettabi, qui était en exil en Egypte et qui avait été sollicité par Hô Chi Minh qui avait fait un appel par le biais de la radio égyptienne Sawt El arab, pour demander au roi du Maroc de l'époque, de rapatrier les familles marocaines au Vietnam.
Le réalisateur béninois a dénoncé, à cet effet, l'utilisation par l'armée française des colonisés contre des colonisés. Lors de la présentation du film dans un Festival en Amérique du Nord en présence d'Ariane Soglo, la fille de Christophe et de nombreux compatriotes, Jean Moutti, un Afro-Vietnamien né dans les mêmes conditions que Christophe et qui a pu retrouver sa mère était aussi dans la salle. Son témoignage a touché tout le monde.
Le réalisateur avait cité un film qui avait évoqué le même problème, le film de Rachid Bouchareb Poussières de vie sorti en 1995, et qui raconte l'histoire de Son, fils d'officier noir américain, et de sa mère, vietnamienne, qui cherchent à quitter le pays. Mais sans papiers américains, ils sont contraints de rester. En revenant de l'école, Son est embarqué par les bô-doï (soldats vietnamiens) qui ramassent les enfants errant dans les rues de Saigon. Orphelins, cireurs de chaussures, délinquants, ils sont les «poussières de vie» d'un monde en décomposition. Entassés dans deux camions, 80 gamins, dont une vingtaine d'Amérasiens, sont transbahutés à travers le pays vers les «camps de rééducation» des Hauts-Plateaux du Nord. Arrivés à destination, un camp en pleine jungle, ils sont astreints aux travaux de défrichage et soumis à l'ordre et à la morale révolutionnaires. Toute tentative d'évasion se termine dans la «cage aux tigres» avant le départ définitif vers la «Colline de Fanta» qui se dresse tout près et dont Son percera le terrible secret.
«Le Vietnam et les Etats-Unis ont voulu effacer ces enfants de leur mémoire, ces poussières de vie, comme on les appelait à Hô Chi Minh-Ville, ex-Saigon. Ces milliers d'enfants dont le physique et le visage métissés sont une présence trop voyante de la guerre. Alors, ayant retrouvé les mêmes préoccupations chez un autre cinéaste franco-vietnamien, nous avons décidé d'écrire et d'adapter ensemble le roman de Duyên Anh, La Colline de Fanta.


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