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Abassi Madani implique les monarchies du Golfe
SON «INITIATIVE DE PAIX» A ETE DIFFUSEE LORS DU PELERINAGE
Publié dans L'Expression le 07 - 02 - 2004

Le n°1 de l'ex-FIS met les nerfs des autorités à rude épreuve depuis qu'il a quitté le pays.
Lors de la grande réception donnée par le roi Fahd, à Ryadh, le 2 février dernier, en l'honneur des hôtes étrangers et chefs de délégation des hadjis, Abassi Madani a saisi l'aubaine de se retrouver face aux ambassadeurs et émissaires des monarchies du Golfe pour distribuer son «initiative de paix» et s'assurer ainsi une sûre et large diffusion, au plan officiel, de son projet politique.
Il ne fait pas de doute que l'Algérie a été gênée au plus haut degré par cette apparition publique et officielle de Madani auprès des autorités saoudiennes, mais celui-ci visait plus: impliquer les monarchies du Golfe, c'est-à-dire les plus sûrs alliés du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, sur le plan de la politique internationale et des stratégies d'ensemble. Le fait nouveau dans cette nouvelle position est qu'elle intervient dans un contexte politique fragilisé par l'approche de l'élection présidentielle, caractérisée généralement par une atomisation des institutions de l'Etat et par les enjeux énormes qui les sous-tendent.
Il y a aussi le fait que Abdelaziz Bouteflika a appelé à la présence d'observateurs étrangers, pour donner plus de crédibilité aux résultats des élections. Or ces observateurs étrangers, dont principalement les monarchies du Golfe, continuent à appuyer à fond l'option de concorde civile et de réconciliation nationale, point central contenu, justement dans l'initiative de paix proposée par le leader du parti islamiste dissous, et cheval de Troie du président de la République dans les grandes rencontres qu'il fait à l'étranger. Même les Etats-Unis, touchés violemment par les attentats islamistes du 11 septembre 2001, continuent, pour d'autres motifs, évidemment, à appuyer les thèses politiques concordistes de Bouteflika. Si l'initiative de paix proposée par Madani n'a pas emballé la classe politique nationale, elle reste présente dans les discussions des diplomates étrangers. Car c'est bien la première fois que le leader du parti dissous souscrit au dialogue politique et fait siennes le respect de la Constitution, des lois de la République et les options du jeu démocratique.
Voici donc l'alternative cruelle qui va se poser au président de la République. D'un côté, il entérine son engagement pour une paix totale en Algérie, quitte à faire des concessions aux islamistes, d'une autre, il sera soumis à la pression des «éradicateurs», terme désignant un vaste clan de la nomenklatura des décideurs, constitué de responsables politiques et militaires qui ne veulent plus entendre parler d'islamisme politique, à peine tolèrent-ils les partis déjà présents sur l'échiquier politique légal (MSP, MRN et Nahda).
L'autre alternative cruelle se pose, paradoxalement, à Abassi Madani lui-même. En prenant une initiative politique pareille, il avait éliminé les leaders algérois du parti dissous, dont principalement Ali Benhadj, et celui-ci, comme il se doit, a totalement ignoré le document politique de son compagnon.
L'échec de l'initiative politique de Abassi Madani avait été retentissante, et personne parmi tous ceux qui l'avaient réceptionnée, n'a daigné endosser de suite. Reste les monarchies du Golfe, toujours imprégnées d'un «islamisme soft», et qui espèrent remettre le parti dissous et ses corollaires les groupes armés, sur une voie médiane et constitutionnelle, qui le soustrairait à la violence et au radicalisme qui le caractérisaient.


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