Le journaliste-écrivain Aïssa Khelladi a présenté, hier, au Centre international de presse (CIP) à Alger son dernier ouvrage «Bouteflika et ses rivaux» publié chez Marsa, la maison d'édition qu'il dirige. Le livre s'apparente, même si son auteur s'en défend vertement mais de façon assez curieuse, à un véritable plaidoyer en faveur du président de la République, du moment que l'écrivain considère la réélection du président de la République à la tête du pays comme synonyme d'un changement à même de mettre fin au système politique actuel, que le conférencier qualifie de «confus et d'illisible». Le ton n'est pas moins élogieux lorsque M.Kelladi, affirme, en usant d'un vocabulaire plus au moins littéraire, mais éminemment lyrique, que Abdelaziz Bouteflika est homme porteur de paix. Il crie par là même sa conviction profonde, conviction en la chance qu'aura l'Algérie si le président Bouteflika obtient son deuxième mandat présidentiel. «C'est le seul homme capable de changer le système, il n'y en a pas d'autres, du moins pas ceux qui se considèrent actuellement comme ses propres adversaires», concède l'orateur. Sur ce point au demeurant, ce dernier n'y va pas de main morte quand il parle de ces «adversaires». Il fait, sans doute, allusion aux personnalités dépourvues de partis politiques qui forment actuellement l'essentiel du groupe des dix. «Ils ne doivent en aucune manière se substituer aux véritables opposants que sont les chefs de partis politiques», affirme le conférencier en insistant sur la nécessité de donner à l'Algérie un système politique autre, qui comprend une opposition nouvelle qui répond à sa véritable vocation. Au sujet du livre événement du directeur du quotidien Le Matin, Mohamed Benchicou en l'occurrence, le directeur de Marsa Edition s'est montré peu prolixe même s'il n'a pas hésité à égratigner son auteur. «Je pense que Benchicou a usé d'un orthographe qui frôle la vulgarité», remarque-t-il. Sinon quoi. «Bouteflika imposture algérienne» est un ouvrage, reconnaît M.Khelladi, qui a bénéficié outre d'une couverture sur-médiatique, mais son succès a été assuré par la campagne de harcèlement menée, manu militari par le pouvoir.