Le secteur des oeuvres universitaires de Béjaïa va mal. Il l'est encore plus depuis hier à la faveur d'une grève de trois jours lancée par les travailleurs des corps communs et ouvriers professionnels. Ce mouvement décidé lors d'une assemblée générale du conseil fédéral le 4 mars dernier, a paralysé la majorité des résidences «U». Les grévistes dénoncent «le silence méprisant» de la DOU qui «ne veut pas prendre en charge les revendications contenues dans le procès-verbal cosigné le 6 octobre 2013», s'insurgeait hier, un gréviste affilié comme de nombreux travailleurs au syndicat Snapap pour soulever «la fuite en avant de la DOU et le non-respect des libertés syndicales». Les corps communs et ouvriers professionnels du secteur des oeuvres universitaires ont estimé que les résultats de la tripartie, «n'ont rien apporté de nouveau aux travailleurs». Par la même occasion, ils revendiquent «la révision à la hausse de la prime de rendement et des indemnités, l'intégration des contractuels et des travailleurs des corps communs et des ouvriers professionnels dans le secteur de l'enseignement supérieur, la réintégration des syndicalistes suspendus, l'augmentation des salaires en fonction du pouvoir d'achat, l'ouverture d'un dialogue avec l'implication du syndicat dans l'élaboration du statut particulier, etc.». Un sit-in est prévu pour aujourd'hui devant la DOU. Il y a lieu de noter que cette frange des travailleurs n'est pas à sa première protestation, soulevant les mêmes revendications.