La grève des corps communs et des ouvriers professionnels de la santé publique, affiliés à la Fédération nationale de la santé publique relevant du Syndicat national autonome des personnels de l'administration publique (Snapap), se poursuivra encore aujourd'hui. Une réunion du conseil national de la fédération, qui se tiendra la semaine prochaine, déterminera la suite à donner à ce mouvement de protestation qui n'a suscité aucune réaction de la tutelle. «Les deux premiers jours de la grève ont été une réussite», estime Miloud Benmessaoud, secrétaire général de la fédération précitée. Motivés par des revendications à caractère socioprofessionnel, les syndicalistes ont partiellement répondu à l'appel de la fédération. Le taux de suivi varie entre 60 et 90% au niveau national. «L'impact est moins visible puisqu'un service minimum est assuré. Il faut savoir aussi que les tâches sont assurées par nos collègues paramédicaux ou ceux relevant des autres syndicats», explique un gréviste. C'est dans les wilayas de Tlemcen, Béjaïa et Tizi Ouzou que le plus haut taux de suivi a été enregistré. Hier, au deuxième jour de la grève, le débrayage était suivi à 80 et 90% dans ces wilayas, précise M. Benmessaoud. Le syndicat dénonce «le silence méprisant» de la tutelle. «Cette action de protestation n'a suscité aucune réaction, ce qui traduit le mépris affiché par les responsables du secteur aux préoccupations des travailleurs qui évoluent dans la précarité», soutient le même responsable syndical. Les revendications des travailleurs concernent notamment la révision du statut particulier des corps communs et des ouvriers de la santé et la révision du régime indemnitaire. Le salaire de base devrait également être revalorisé de 25%, selon les syndicalistes, qui réclament aussi la réintégration des travailleurs licenciés ainsi que la régularisation de la situation des contractuels.