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Saâdani lâché par les siens
SES JOURS À LA TÊTE DU FLN SERAIENT COMPTES
Publié dans L'Expression le 23 - 04 - 2015


La maison du vieux parti en pleine ébullition
Il se trouve actuellement en disgrâce auprès des cercles proches de la présidence de la République. Bref, il est sur le grill.
Brouillon et inefficace sur le terrain, l'actuel secrétaire général du FLN est en train de perdre les précieux soutiens qui lui ont permis de parvenir à la tête du premier parti d'Algérie. Ainsi, une source proche de la direction du FLN fait état d'un courrier signé par huit membres du bureau politique du parti, se désolidarisant de Amar Saâdani. La lettre qui n'est pas destinée à être rendue publique est adressée aux plus hautes autorités de l'Etat et fait mention d'un retrait de confiance et d'une requête formulée à l'attention du chef de l'Etat, également président d'honneur du FLN, d'intervenir pour faire cesser les agissements qualifiés d'irresponsables du patron du vieux parti.
La multiplication des mouhafadhas dans les wilayas du pays est l'un des signes qui ne trompe pas sur le «carton rouge» adressé par les cadres du FLN à un secrétaire général, préoccupé plus par sa carrière politique que par l'intérêt du pays et de son parti, entend-on ici et là dans les différentes kasmas du pays. A la base du parti, l'ambiance est au calcul politicien et s'éloigne dangereusement de la mobilisation traditionnelle que connaît habituellement le FLN. De plus en plus de militants lisent les actions de Saâdani comme un travail de sape des instances du parti et partant, son affaiblissement au moment où il a besoin de tous ses enfants en cette période où d'importantes échéances politiques sont à l'horizon, comme la nouvelle Constitution et les prochaines élections législatives et locales, en 2017.
L'impossible alliance politique
Le FLN qui ne parvient pas, sous Saâdani, à répondre à ses exigences statutaires en matière de réunion de son comité central et de son congrès, se détache doucement et sûrement de la réalité de l'heure. Les discours de son actuel secrétaire général renforcent cette forte impression, au sens où il joue du populisme, dans des tentatives de couper la base du parti de son élite et faire le vide autour de lui en s'attaquant aux autres partis de la coalition au pouvoir. En un mot, comme en mille, le secrétaire général du FLN allonge la liste de ses ennemis politiques à chacune de ses sorties médiatiques.
Les attaques frontales qu'il adresse à Abdelmalek Sellal constituent autant de «petit séismes» politiques qui fragilisent l'Exécutif et donnent l'impression d'une nette fracture au sein du corps politique qui forme le pouvoir en place. Depuis son arrivée à la tête du FLN, les quatre formations politiques présentes au gouvernement ne se sont pas rencontrées une seule fois pour faire le point sur cette alliance qui ne prend pas forme sur le terrain, car systématiquement torpillée par l'acteur le plus lourd qui est le FLN. D'ailleurs, une source proche d'une des parties de cette coalition partisane révèle que les cadres du RND, TAJ et le MPA sont harassés par les déclarations intempestives du patron du vieux parti et estiment, qu'à travers certains comportements «irresponsables», Saâdani rend impossible toute démarche sérieuse de reconstitution de l'alliance qui n'a plus cours depuis le retrait du MSP. «Il aurait été bien plus productif pour le gouvernement de disposer d'un soutien politique clair et efficace qui assumerait des décisions de l'Exécutif», assure un cadre politique qui a requis l'anonymat.
Un véritable front politique aurait pu faire face à la campagne antigaz de schiste ou répondre aux islamistes sur les sujets de la violence contre les femmes ou même la question de la vente d'alcool. Mais au lieu de cela, l'alliance n'a aucune existence politique en raison d'un FLN qui se veut prédominant par les sorties médiatiques de son patron qui ne joint jamais l'acte à la parole. Il avait annoncé, rappelons-le, une initiative sur le gaz de schiste. Mais rien n'est venu confirmer des propos, apparemment motivés par la présence des caméras de télévision.
En fait, et au plus haut niveau du pouvoir, on s'en est aperçu, la gestion de Amar Saâdani a vidé le FLN de sa sève et en a fait une formation politique qui, au lieu de susciter l'espoir et la mobilisation de sa base sur des sujets de société, a plutôt créé une situation d'inertie et exacerbé les tensions autour de petits calculs politiciens à tous les niveaux de responsabilité du parti. La lettre des huit membres du bureau politique revient sur tout cela et assène une vérité implacable, à savoir que le FLN court à sa perte et ne saura pas gérer l'étape politique majeure qui arrive et qui est centrée sur les débats autour de la révision de la Constitution.
Le déploiement des cadres ne concerne pas seulement les membres du bureau politique. L'ensemble des sensibilités du parti se liguent pour faire tomber Saâdani. Le retour de Abdelaziz Belkhadem sert cette stratégie qui entend réunir un comité central dans les prochaines semaines et un congrès rassembleur avant la fin de l'année pour revigorer le FLN et le doter d'une direction apte à hisser le parti au niveau des enjeux de l'heure. Cette forte volonté s'est traduite par des contacts sérieux entre les courants conduits par Belayat, Abada, Goudjil et Belkhadem.
Ce dernier ne pourrait nourrir aucune ambition particulière. Il n'est dans la dynamique anti-Saâdani qu'en qualité d'acteur parmi des centaines d'autres. Il n'est pas question d'un retour à une configuration du FLN déjà testée. Pour l'heure, notent nos sources, la priorité est de faire barrage à Saâdani, qui se trouve actuellement en disgrâce auprès des cercles proches de la présidence de la République. Bref, il est sur le grill. On affirme à ce niveau du pouvoir que Saâdani avait été chargé de redonner du souffle au FLN et le mettre sur une trajectoire positive.
Ces «casseroles» qui piègent le FLN
Or, tous les mois passés à la tête du parti c'est exactement le contraire qui s'est produit. Saâdani a fait cavalier seul et réduit le FLN à un appareil aphone où seule sa voix dépasse. Résultat: le discours perd tout son sens politique et se voit réduit à quelques annonces-spectacles sans lendemain. Ce n'est pas avec des phrases chocs qu'on gère un parti. C'est l'impression que donne Saâdani qui cherche une échappatoire en réunissant aujourd'hui les mouhafedhs, histoire de donner le change et montrer que la maison FLN va bien. Mais la démonstration, qui ressemble à tant d'autres depuis son arrivée à la tête du parti, arrive un peu en retard et ne pourra pas faire oublier les démêlés judiciaires qu'il risque d'avoir en raison de ses acquisitions immobilières en France.
Le dernier livre sur les relations algéro-françaises en a parlé. D'autres articles et ouvrages dans l'Hexagone y feront sans doute allusion dans un futur proche. Bref, Saâdani n'est pas en position de soutenir sur une longue période une campagne d'explication sur la révision constitutionnelle au risque d'entacher le parti et réduire considérablement l'impact de la réforme présidentielle. Toutes les «casseroles» que traîne le premier responsable du vieux parti ont tendance à accentuer la crise larvée qui n'a cessé de secouer le FLN. De fait, on voit mal ce parti sous la direction de Saâdani monter au créneau et mettre des dizaines de cadres compétents sur le projet de nouvelle Constitution sur les plateaux de télévision dans les meetings et au contact direct de la société.


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