Le candidat choisi par la Confédération africaine de football pour la prochaine élection de la FIFA, Sheikh Salman, est au coeur d'un scandale. Selon Sky News, il serait impliqué dans une affaire de match truqué. Le média britannique explique que le candidat originaire de Bahreïn était président de la Fédération de son pays quand un homme, présenté comme un agent, a été engagé pour mettre en place un match amical contre le Togo. Le match a été disputé le 8 septembre 2010 et le Bahreïn s'est imposé (3-0)... contre une fausse équipe du Togo. Pendant le match, la vraie sélection nationale togolaise était dans un bus qui la ramenait du Botswana où elle disputait une rencontre. Sky News s'est procuré des documents qui montrent que la Fédération du Bahreïn avait donné l'autorisation à Wilson Raj Perumal, un ressortissant de Singapour condamné pour avoir truqué des matchs, d'organiser un match contre le Togo. En 2011, quelques mois après ce match arrangé, Perumal a été emprisonné deux ans pour avoir truqué un match en Finlande. Sheikh Salman s'est bien évidemment défendu. «Nous ne savions pas. Quand quelqu'un vous apporte l'Equipe nationale du Togo pour un match, vous ne connaissez pas l'équipe», a-t-il riposté sur Sky News. La CAF a-t-elle misé sur le mauvais cheval? Son choix ne fait pas, en tout cas, l'unanimité sur le continent noir. Le président de la Fédération du Liberia Musa Bility, a annoncé récemment que 26 fédérations africaines se démarquent de la décision du comité exécutif de la CAF. «J'étais en contact avec 26 présidents de fédérations nationales africaines et aucun ne votera pour Sheikh Salman», a déclaré à la BBC Musa Bility, qui soutient le prince Ali de la Jordanie que le Premier Ministre algérien, Abdelmalek Sellal, a rencontré dernièrement à Dubaï. Le Prince Ali a sollicité l'aide de Sellal pour avoir la voix de l'Algérie lors de l'élection de la FIFA, prévue le 26 février prochain à Zurich. Le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, qui avait reçu le candidat de l'UEFA, Gianni Infantino, en novembre dernier à Alger, ne s'est pas encore prononcé. Le choix de l'Algérie se fera bien évidemment en concertation avec les hautes instances du pays. La CAF n'impose pas son choix aux fédérations africaines. «Tout en respectant le principe démocratique, la souveraineté et la latitude de chaque association membre, de voter pour le candidat de son choix, le Comité exécutif invite toutes les 54 associations membres de la Confédération africaine de football, à réserver leurs suffrages au Sheikh Salman Bin Ibrahim Al Khalifa lors de l'élection à la présidence de la FIFA», a-t-on indiqué dans le communiqué de la CAF.