Né le 3 février 1944, Lakhal Oudaoud est décédé le 20 janvier 2006 à l'âge de 65 ans, après un long combat contre une maladie incurable, mais non sans laisser un héritage aux générations futures. La ville de Seddouk, dans la wilaya de Béjaïa n'oublie pas ses hommes. Qu'ils soient révolutionnaires ou sportifs, ces hommes et femmes, qui ont fait l'histoire et honoré leur région ne peuvent être oubliés. Ils sont ressuscités à chaque fois pour les faire connaître à la nouvelle génération pour s'inspirer de leur parcours et en être digne. C'est le cas du défunt Oudaoud Lakhal, le fondateur du club sportif amateur de judo CSA Seddouk. Un vibrant hommage lui a été rendu vendredi dernier, par l'association socio-culturelle Azzar en collaboration avec la boîte de production cinématographique «Signe Art». Né le 3 février 1944, Lakhal Oudaoud est décédé le 20 janvier 2006 à l'âge de 65 ans, après un long combat contre une maladie incurable, mais non sans laisser un héritage aux générations futures. «Nous avons voulu à travers cette manifestation rendre hommage et réhabiliter ce père fondateur de notre club, mais aussi transmettre à la jeune génération, le potentiel moral de notre club et instruire et élever les futurs champions en leur transmettant certaines valeurs comme le respect des anciens et d'autrui en général», nous a expliqué M. Karim Mouhali, le patron de «Signe Art», qui s'est distingué par la prise en charge totale de l'événement. Après le recueillement sur sa tombe au cimetière de Seddouk Ouadda en présence de sa famille, ses amis et les invités, la foule a pu écouter les témoignages de ses amis et coéquipiers ainsi que des athlètes venus des quatre coins du pays et de France. L'hommage a été rehaussé par la présence de Jean-Paul Bindel (Hanshi), le fondateur de L'Ecole française de budo, le créateur du toreikan budo et un pionnier du kyusho Jitsu en France. Un expert français des arts martiaux, il a côtoyé et travaillé depuis plus de 40 ans des experts français et étrangers, notamment japonais et américains. Il est le créateur du toreikan budo, un art martial reconnu en France par la Fédération française de karaté et disciplines associées (FFKDA), et au niveau mondial par l'International fédération of nippon Budo (IFNB), et l'International budo association (IBA). Ce 9ème dam en kyusho jitsu, une pratique qui s'appuie sur l'étude des points vitaux du corps humain, a émerveillé tous les présents et notamment les jeunes qui ont eu à se former durant deux jours avec lui. Des stages ont été, auparavant, dispensés pendant deux jours par ce maître au profit des athlètes venus de toute l'Algérie. Au CSA Seddouk (complexe sportif de proximité) des exhibitions et autres compétitions ont eu lieu entre différents clubs de Béjaïa et de tous les pays. «Louable initiative d'Azzar, celle de rendre hommage à un homme qui était non seulement brave et exemplaire, mais un maître qui a inspiré toute une génération», commente ce visiteur qui n'a pas caché son émotion, lui qui a connu l'homme de son vivant. un hommage à saluer en ces temps qui courent, faits de perte de repères à tous les niveaux.