A l'invitation de l'association socioculturelle Azar, des athlètes de renommées nationale et internationale ont atterri vendredi dernier à Seddouk pour rendre hommage au défunt Oudaoud Lakhal, «premier à avoir introduit la discipline du judo» à Béjaïa, selon des témoignages recueillis sur place. «Sans lui, cette discipline n'aurait pas été connue dans la wilaya», témoigne M. Kebbiche, président de Judo club Seddouk. Après avoir déposé une gerbe de fleurs sur sa tombe et des témoignages de ses compagnons, amis et férus du judo, les athlètes, à leur tête le Français Jean-Paul Bindel, expert international en kyusho-jitsu, discipline qui s'appuie sur les différents points sensibles du corps humain, se sont rendus au complexe sportif de proximité de Seddouk pour entamer les activités concoctées pour cet hommage qui s'est étalé sur deux jours. «C'est la première fois que je visite la Kabylie, je suis vraiment subjugué par l'accueil qui m'a été réservé et le nombre de gens venus assister à cette série d'activités», déclare le 9e dan. Sur le tatami du complexe, des stages ont été dispensés par le maître au profit des athlètes venus des quatre coins du pays. «Le corps humain contient des points vitaux d'une extrême sensibilité. En les maîtrisant, on peut s'en servir pour la self défense», explique-t-il. Né à Seddouk en 1945, Oudaoud Lakhal avait d'abord pratiqué le judo en France, où tous ses grades lui avaient été décernés, pour rentrer en 1971 en Algérie où il a œuvré à la promotion de cette pratique. Il est décédé en 2006 des suites d'une longue maladie.