Le président de la fondation a annoncé l'ouverture de la 3e édition du Fennec d'or aux productions maghrébines. Cinéastes, comédiens, critiques cinéma, professeurs, producteurs, stars de télés, tout ce beau monde qu'on ne voit que sur le petit écran s'était donné rendez-vous hier à Alger pour débattre au cours d'une rencontre- organisée par la Fondation du Fennec d'or de l'écriture du scénario en Algérie. Partie intégrante dans le long processus de la production cinématographique - long et court métrages - l'écriture du scénario dans notre pays subit, à l'image du cinéma en général, les vicissitudes et les conséquences de la dure réalité qui secoue le secteur depuis plus d'une décennie. Abondant dans ce sens, la critique cinéma Fatma Ouzzane, résume les causes de la détérioration du texte dramatique au manque flagrant de scénaristes et à la dégradation, en général, de l'activité cinématographique en Algérie. La crise à laquelle elle fait référence s'illustre, selon elle, dans la problématique de la langue du texte. Devrions-nous écrire en arabe classique ou en usant, tout simplement de notre langage dialectal? C'est là une question que la conférencière a tenté tout au long de son intervention d'élucider. Bien avant Mme Ouzzane, Aïssa Cheriet, cinéaste et critique, s'était livré, en présence de nombreux professionnels du 7e art français dont Jean Pierre Lledo, Jacques Fichier et bien d'autres, à une explication pédagogique à travers laquelle il a esquissé les principaux contours de l'écriture du scénario. Le scénariste, à ses yeux, est d'abord un écrivain, qu'il soit romancier, nouvelliste. «C'est celui qui a les aptitudes à situer les lieux et les personnages de sa fiction» explique-t-il, tout en énumérant, l'une après l'autre, les trois principales caractéristiques de l'écriture dramatique à savoir, la définition des lieux scéniques, l'analyse cinématographique et enfin le découpage technique. D'autres intervenants au débat ont plaidé, chacun, pour le respect des normes du texte cinématographique. «N'est pas scénariste qui veut», a-t-on unanimement clamé. D'autres ont insisté sur l'urgence d'évacuer le scénario des considérations idéologiques pour, ajoutent-ils, authentifier la véritable vocation du film qui est de mettre sur le grand écran la réalité et la vie quotidienne de la société. Bien avant, dès l'ouverture de la rencontre, le président de la fondation, Hamraoui Habib Chawki - également directeur de l'Entv - a annoncé la nomination pour le titre du Fennec d'Argent de 15 scénaristes dont la célébration se tiendra avec la deuxième édition du Fennec d'or, ce soir, au Théâtre national algérien à Alger. HHC a annoncé également l'ouverture, dès l'année prochaine, de l'événement aux productions maghrébines. Le président de la fondation n'a pas omis de mettre l'accent sur l'intérêt que porte son organisme à la problématique du scénario en Algérie.