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La Syrie encore au menu
AVANT GENÈVE, LES EUROPEENS PRESSENT WASHINGTON DE CLARIFIER SES POSITIONS
Publié dans L'Expression le 18 - 02 - 2017

Les pays qui soutiennent l'opposition syrienne réunis à Bonn
Lutter contre l'EI est indissociable, disent-ils, de choix préétablis dans la région et d'une doctrine sur le long terme...
La Syrie s'est imposée comme un sujet majeur au sommet du G20, hier à Bonn (Allemagne) lors d'une réunion qui a regroupé les pays soutenant l'opposition syrienne dans le but d'accorder leurs violons et tester la position américaine, à quelques jours de la reprise, à Genève, d'un nouveau round des négociations entre la délégation gouvernementale et celle des groupes insurgés. C'était là une rencontre inédite des Etats dits «affinitaires» (on n'a pas besoin de se demander pourquoi), du fait qu'ils partagent les mêmes analyses et les mêmes objectifs dans la crise syrienne. Etaient donc présents les pays occidentaux (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Allemagne et Italie) ainsi que les Etats membres du Conseil consultatif du Golfe et la Turquie. Les interrogations étaient nombreuses, un mois après la prise de fonction du nouveau président américain, Donald Trump, qui n'a eu de cesse de souffler le chaud et le froid, non seulement durant la campagne électorale mais également quelques jours à peine avant son investiture, sur ses intentions réelles. Après avoir critiqué la stratégie de son prédécesseur Barack Obama, et promis de changer radicalement son approche des enjeux tant vis-à-vis du terrorisme et de Daesh que de l'Otan et de la crise en Ukraine, Trump et son représentant diplomatique étaient vivement attendus par les Européens, passablement inquiets de se retrouver seuls face à...Poutine.
Voilà pourquoi, d'emblée, le secrétaire d'Etat Rex Tillerson s'est retrouvé au centre de toutes les attentions du groupe des «affinitaires», les partenaires européens piaffant d'impatience pour cerner les véritables positions de la nouvelle administration américaine, aussi bien sur le sujet de la Syrie que pour les dossiers qui les opposent à la Russie depuis l'annexion de la Crimée. «Sur la lutte contre Daesh, on est rassuré, les engagements américains restent les mêmes. Trump n'a pas cessé de rappeler que sa priorité majeure sera de combattre l'Etat islamique. Il a d'ailleurs demandé au Pentagone de préparer des plans pour cette stratégie avant la fin février et n'a pas caché son intention de coopérer davantage avec Moscou contre Daesh. Les Européens comptent sur le pragmatisme des militaires américains pour contraindre l'administration Trump à la real politik. Lutter contre l'EI est indissociable, disent-ils, de choix préétablis dans la région et d'une doctrine sur le long terme. En clair, le fait colonial qui explique, s'il ne peut les justifier, les démarches de la France et de la Grande-Bretagne dans cette région martyrisée depuis plus d'un siècle et demi finira par avoir raison du populisme et de l'inconséquence de Donald Trump.
Reste la position alambiquée de la Turquie qui soutient les rebelles syriens et rame à contre-courant pour empêcher l'émergence d'une entité kurde sur ses flancs syrien, irakien et turc.
Farouchement opposée aux kurdes du nord de la Syrie, Ankara qui bombarde au sein de la coalition internationale les pays voisins s'est résignée à se rapprocher, dare-dare, de la Russie tant le soutien des pays occidentaux, Etats-Unis compris, à un Kurdistan en gestation devient de plus en plus menaçant. La Turquie a ainsi parrainé avec la Russie et l'Iran les pourparlers d'Astana, au Kazakhstan, et compte sur le processus de Genève pour désamorcer la bombe que les puissances occidentales veulent larguer sur son flanc oriental. Dans quelques jours, quand la réunion de Genève aura lieu sous l'égide de l'ONU, le risque est grand de voir les mêmes causes, à savoir les exigences des pays occidentaux, engendrer les mêmes effets. Demain, s'ouvrira la Conférence sur la Sécurité, grand rendez-vous annuel du gotha mondial de la défense, à laquelle assistera le vice-président américain Mike Pence, dont la chancelière allemande Angela Merkel et ses homologues français et britannique attendent qu'il les «rassure» sur l'engagement américain dans l'alliance transatlantique. Une garantie parmi d'autres.


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