Se vacciner, c'est se protéger Le budget de l'Etat pour l'acquisition des vaccins (obligatoires et gratuits) est passé de 251 millions de dinars en 1997 à 10 milliards de dinars en 2016. Bien que l'Algérie soit parvenue à éradiquer certaines maladies comme la poliomyélite, tous les efforts doivent, néanmoins, être menés de concert afin d'éloigner le spectre de certaines affections mortelles comme la rougeole qui a fait sa résurgence aux Etats- Unis et en Europe, a averti le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf. Il a précisé que notre pays se dirige progressivement vers une couverture vaccinale totale pour l'éradication des maladies graves. Le ministre a ainsi affirmé ce week-end à Alger que les autorités publiques avaient atteint l'objectif ambitieux d'une couverture vaccinale de plus de 90% pour tous les vaccins. C'est à l'occasion de la Semaine africaine de vaccination, célébrée la dernière semaine du mois d'avril, que Boudiaf a précisé que l'Algérie ambitionnait de réaliser une couverture vaccinale totale et d'éradiquer définitivement plusieurs maladies infectieuses graves, afin de réduire le taux de mortalité infantile. «Grâce à une mobilisation constante des acteurs de la vaccination et à une adhésion de la population, les résultats obtenus sont un motif de fierté pour notre pays puisque nos taux de couverture vaccinale sont devenus supérieurs à 90%, comme préconisé par l'OMS et que certaines maladies sont pratiquement éliminées, comme le tétanos néonatal avec aucun cas depuis 1984 et la diphtérie avec aucun cas depuis 2007», a précisé Boudiaf. «D'autres maladies comme la rougeole ont connu un recul drastique, passant de plus de 20.000 cas en 1996 à moins de 100 cas sporadiques, ces dernières années» a-t-il dit, soulignant que «le processus de certification de son élimination avec la rubéole a été engagé avec l'OMS». Grâce à une volonté politique réaffirmée et une mobilisation sans précédent des professionnels de la santé, l'Algérie a obtenu «un succès majeur», à savoir la certification en novembre 2016 par l'OMS de l'élimination de la poliomyélite, a rappelé le ministre. «Ces succès ne doivent en aucun cas constituer une cause de relâchement et nécessitent non seulement le maintien de la vigilance, mais aussi la poursuite de façon résolue de la mise en oeuvre de nos programmes de vaccination», pour éviter la résurgence de certaines maladies mortelles comme la rougeole, réapparues en Europe et aux Etats-Unis du fait du recul de la vaccination, a-t-il averti. Le budget de l'Etat pour l'acquisition des vaccins (obligatoires et gratuits) est passé de 251 millions de dinars en 1997 à 10 milliards de dinars en 2016 pour un total de près de 48 millions de doses de vaccins, assurées dans plus de 7000 structures sanitaires de proximité et plus de 200 établissements hospitaliers à travers le territoire national, a-t-il indiqué.