«Je quitterai officiellement l'USB au terme de ce rassemblement.» La sentence est tombée. L'homme qui a pris les rênes de l'USB depuis plusieurs années abdique et se dit fatigué par tout ce qui ce trame derrière lui en désignant du doigt les autorités de la ville de Biskra, coupables à ses yeux, de ce blocage, en déclarant lors d'une pré-assemblée qui l'avait réuni lundi dernier avec la famille de l'USB au niveau du théâtre de plein air de Biskra. «Pis, ils sont allés jusqu'à critiquer ma gestion dans le club, pourtant c'est grâce à cette gestion unilatérale que j'ai réalisé deux accessions avec l'USB. Ce que j'ai pu faire avec l'USB depuis mon plébiscite, personne ne l'a réalisé depuis 1934 à ce jour. C'est inadmissible.» Très touché et visiblement saturé par cette gestion au forceps, le président des Vert et Noir a dévoilé par la suite son projet qui comporte la création d'une direction composée de six chefs d'entreprise avec, à leur tête, M.Ammouri Laroussi en tant que président de section et quant à lui, il occupera le poste de président d'honneur et auquel il revient le pouvoir décisionnel, notamment dans le volet technique. «Cette gestion de groupe ajoutée à l'instauration d'un fonctionnement professionnel sur les bases de ses propres ressources garantirait la pérennité de l'USB. Ce club sera, dans un laps de temps, un club professionnel au sens propre du terme et gravira tous les échelons. Voici mon projet. Moi, j'ai tout fait pour faire une transition intelligente pour l'équipe, ils n'ont pas voulu de ce travail-là, et ils n'ont pas réagi encore aujourd'hui à l'urgence et continuent à vivre dans le passé. Maintenant la balle est dans le camp du président du CSA de l'USB et des autorités qui sont entièrement responsables de cette conduite machiavélique», dira Aymen Kheiredine, qui voulait donner certainement, dès cet été, un nouveau statut et une autre dimension à l'USB. «De nombreux supporters qui étaient présents par intrusion, ont tout de suite réagi en envahissant complètement la scène, pour contester fortement la démission de Aymen Kheiredine, car sans Aymen, disent-ils, l'USB sera menacée carrément de disparition». L'avenir de l'USB? C'est l'histoire sans fin! Comme cette pré-assemblée qui ne s'est terminée... parce qu'elle n'a tout simplement pas démarré tant il était peu probable de dire qui était qui et qui faisait quoi, dans un véritable capharnaüm. Pendant ce temps-là, avec le départ d'Aymen Kheiredine, l'USB est en situation de vacuité inquiétante. L'USB, sans siège social et résidence, naguère qualifiée de bunker inviolable, est aujourd'hui dans un parfait état de déshérence. Et dans tout cela, jour après jour, la reprise de la compétition approche sans que le club ait retrouvé ses marques. Qui disait qu'une bonne saison se préparait à l'intersaison?