C'est un garçon qui a la tête sur les épaules et il est inutile de dire qu'il a été victime de sa jeunesse. Kamel Maouche et Mohamed Boussofiane ne seront pas qualifiés à l'USM Alger alors que Fahem Ouslati reste suspendu pour un an. C'est la décision que vient de prendre la commission de recours de la FAF après que l'USMA eut déposé une réclamation pour les deux premiers joueurs et le CRB pour le troisième. On remarquera que c'est la commission de recours qui s'est prononcée sur ces dossiers alors qu'on s'attendait à ce que soit la chambre fédérale des résolutions des litiges qui le fasse. Mais les clubs en question n'ont pas jugé utile de saisir cette dernière, estimant que les cas à traiter ne relèvent pas de litiges. Pour ce qui est de Ouslati, la cause est entendue. Le joueur a admis avoir signé pour deux clubs (le CRB et la JSK), il tombait sous les dispositions de l'article 242 de la réglementation qui interdit une telle pratique. Ouslati savait très bien ce qu'il faisait et les sanctions qu'il encourait. C'est un garçon qui a la tête sur les épaules et il est inutile de dire qu'il a été victime de sa jeunesse. Lorsqu'il s'agit de traiter pour un contrat, il doit certainement savoir où mettre les pieds et ne doit pas avoir besoin d'un tuteur. Pour ce qui est des deux autres joueurs, il nous semble que l'USMA a eu tort de saisir la commission de recours. Imaginons un peu si celle-ci avait décidé d'accepter la qualification de Maouche dans le club algérois des Rouge et Noir. Quelle aurait été, alors, l'attitude des dirigeants de ce club sachant que Maouche les a dribblés, floués et fait part de son désir de jouer pour le Mouloudia d'Alger? Plutôt que la Fédération, c'est vers la justice que ces dirigeants auraient dû se tourner parce qu'il s'agit là d'un abus flagrant de confiance de la part d'un joueur qui se croit tout permis comme un grand enfant gâté. A ce propos, on attend de la Fédération ou de la Ligue nationale qu'elle sanctionne ce joueur comme cela a été fait pour Ouslati. Maouche s'est moqué de tout le monde, instance fédérale comprise, en indiquant qu'il allait déposer plainte contre le MCA. Il l'a peut-être fait mais il l'a retirée reconnaissant qu'il était bien sous contrat avec le Mouloudia lorsqu'il avait signé pour l'USMA. On ne peut laisser passer une telle arnaque sinon ce serait ouvrir la porte à tous les abus. Pour ce qui est de Mohamed Boussofiane, l'USMA n'avait également pas à déposer une réclamation auprès de la commission de recours. Le joueur a dit qu'il avait saisi la justice, il faut, donc, attendre le verdict de celle-ci. Mais dans tous les cas, les dirigeants de l'USMA devront se servir de ces leçons pour ne plus se faire piéger à l'avenir par des joueurs qui n'ont comme champ de vision que la couleur d'un chèque, de préférence non barré, où il y a plusieurs zéros.