Le séminaire qui s'est tenu samedi dernier au complexe ultramoderne de football Mohammed VI de Sale, à la périphérie de la capitale marocaine, Rabat, a permis de discuter de l'importance des infrastructures à travers les continents pour le développement du football à tous les niveaux. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, le président de la CAF, Ahmad Ahmad, les membres du Comité exécutif de la CAF, les présidents des associations membres, les légendes et les experts de la session de brainstorming avaient pour objectif de révolutionner le football africain. Dans son discours d'ouverture, le président de la CAF, Ahmad Ahmad, a réitéré ses engagements en faveur de la mise sur pied d'infrastructures appropriées pour les compétitions afin de promouvoir la sécurité et la sûreté des acteurs clés, joueurs et officiels . C'est dans ce sens qu'il a chargé les présidents des associations membres de s'associer avec d'autres parties prenantes et le secteur privé dans les domaines de l'infrastructure. « Il est essentiel que vous puissiez gérer vos propres infrastructures, éventuellement dans le cadre de partenariat public - privé, pour garder la main sur vos compétitions et être moins tributaires de décisions émanant d'autres entités, politiques ou autres. Il est primordial pour la CAF que toutes les Fédérations africaines disposent enfin de stades à la hauteur du talent de leurs joueurs et de leurs joueuses, à la hauteur de la passion qu'éprouvent les supporters africains pour le football, et à la hauteur de nos ambitions sur l'échiquier du football mondial », a-t-il indiqué. Il a également parlé du format des compétitions de la CAF, de leurs gestion et périodicité pour l'avenir du football africain. « Il est important de préciser que nous allons aussi porter notre réflexion sur le format de nos compétitions, leur gestion, leur périodicité et les différentes catégories ». Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a de son côté souligné le potentiel de croissance et de développement du football africain : « Notre objectif doit être de projeter le football africain au sommet du monde. Nous parlons du développement du football africain depuis de nombreuses années. Pelé a dit une fois qu'une équipe africaine gagnerait la Coupe du monde, mais cela ne s'est pas produit et il semble que nous ne progressions pas. Aujourd'hui doit être le jour où nous tournons cette page. » Le président de la FIFA a annoncé trois domaines d'intervention cruciaux pour le progrès du football africain, à savoir l'arbitrage, les infrastructures et le développement des compétitions. L'arbitrage sera auréolé par la création d'un groupe d'arbitres professionnels financé et mis sur pied par la FIFA en partenariat avec la CAF. « Les arbitres doivent être hors de tout doute et pour cela, nous devons les protéger », a déclaré le président de la FIFA. « Nous allons recruter 20 des meilleurs arbitres africains de la FIFA, les professionnaliser et leur confier des contrats professionnels permanents. Ils devraient être les gardiens des règles de notre jeu et nous devons les protéger et les rendre totalement autonomes », a-t-il ajouté. « Pour la mobilisation des investissements, la FIFA et la CAF réuniront un panel de partenaires et un fonds minimum de 1 milliard de dollars pour réaliser des investissements infrastructurels solides et durables en Afrique, à partir desquels la FIFA veillera à ce que ce financement soit géré via des procédures comptables transparentes. Nous élaborons une proposition visant à mobiliser 1 milliard de dollars pour construire au moins un stade de haut niveau dans chacun des pays des 54 associations membres de la FIFA et de la CAF », a ajouté Infantino. « Dans les pays où il y a déjà au moins un très bon stade, les investissements peuvent se faire dans d'autres infrastructures. » En ce qui concerne le développement des compétitions, la FIFA réfléchit à de nouvelles initiatives, notamment la création d'une ligue mondiale des nations pour le football féminin, des compétitions mondiales de jeunes plus fréquentes, davantage de catégories de compétitions de jeunes, une nouvelle périodicité pour la coupe d'Afrique des nations qui se disputera tous les quatre ans et la création d'une nouvelle compétition de clubs panafricaine.