Les travaux en question consistent à faire tomber des rochers d'une hauteur de 50 mètres à même la route nationale. Le chantier en sous-traitance avec une entreprise italienne est situé à la sortie de la ville de Souk El Tenine près de l'ancienne plâtrière. Les travaux sont effectués pendant la journée c'est-à-dire au moment où il est observé une intense circulation. Quelquefois, certains véhicules, en voulant échapper à la chute de pierres, causent des accidents en se heurtant à d'autres voitures. Des jeunes travailleurs cramponnés sur les rochers, qui avec des pioches qui avec des marteaux-piqueurs exposent, et leur vie, et celle des autres passagers au danger. Il n'y a pas si longtemps, un jeune ouvrier de l'entreprise dénommée Travomed a été victime d'une chute vertigineuse et s'en est sorti avec une sérieuse fracture du bassin. Les habitants de la région et les nombreux usagers se demandent comment a-t-on autorisé ces travaux à haut risque en plein jour. Pourquoi ne pas aménager des horaires de nuit et interdire le trafic pendant un certain temps pour plus de sécurité. Cette entreprise a-t-elle le droit «d'arroser» et la route et les passants de roches et de pierres, sans compter les longs arrêts causés par ces travaux dangereux. En plus de ça, une femme sur le point d'accoucher risque de donner naissance à son bébé sur la route. Dans ce cas de figure particulier «l'on va se demander si l'Etat est conscient de ce remue-ménage mortel», se demande un chauffeur de bus. Les nuages de poussière générés par ce genre d'activité polluent tout ce qui se trouve sur leur passage. Du n'importe quoi, n'est ce pas? La balle est dans le camp des instances concernées pour aménager au moins les horaires des travaux.