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Notre «AMI» Sarkozy
Publié dans L'Expression le 16 - 11 - 2006

«L'Angleterre n'a pas d'amis ou d'ennemis, elle n'a que des intérêts permanents.»
Nicolas, Paul, Stéphane Sarkozy, né le 28 janvier 1955 à Paris, est un homme politique français. Il est président de l´UMP, ministre d´Etat, ministre de l´Intérieur et de l´Aménagement du territoire, il est le fils d´un Hongrois, né à Budapest, en 1928, dans une famille hongroise. Paul Sarkozy rencontre un recruteur de la Légion étrangère à Baden-Baden. Il signe pour cinq ans et fait ses classes en Algérie à Sidi-Bel-Abbès. Les relations entre le ministre et une partie des jeunes des quartiers se tendent, du fait de la politique de Nicolas Sarkozy et des mots parfois très crus qu´il emploie («Kärcher, racaille», etc.). À la suite de la mort d´un enfant tué par une balle perdue lors d´un règlement de compte dans une cité de la Courneuve (juin 2005), il emploie l´expression «nettoyer au Kärcher [la cité des 4 000]».
En octobre 2005, suite à la mort, dans un transformateur EDF, de deux adolescents qui fuyaient la police, des émeutes éclatent en banlieue de Paris, qui se répandent en province. Nicolas Sarkozy prône et applique une tolérance zéro. Selon Nicolas Sarkozy, les émeutes sont le fait de " bandes organisées ", de " véritables mafias ". Toutes ces informations sont en partie relativisées dans les rapports publics des Renseignements généraux. La loi initiée par Nicolas Sarkozy en 2006 propose une évolution significative du droit de l´immigration en France. Elle se présente comme l´instrument de la mise en oeuvre d´une «immigration choisie au lieu d´une immigration subie». Elle se concentre en deux points: durcissement des conditions de régularisation des sans-papiers et du regroupement familial. Ces mesures sont qualifiées de «régression sécuritaire», par exemple, par la Ligue des droits de l´Homme ou le Resf, qui lutte depuis 2004 contre l´expulsion de France d´enfants mineurs scolarisés ayant des parents «sans-papiers», et qui qualifie Nicolas Sarkozy de «Ministre de la chasse aux enfants». Finalement, à l´été 2006, Nicolas Sarkozy annonce 6 900 régularisations, soit moins d´un quart des demandes. Le 22 Juin 2006, le journal de 15h de France-Inter fait état d´un sondage selon lequel Nicolas Sarkozy inquiète 55% des Français, 36% étant plutôt rassurés par lui.
Monsieur Sarkozy comme tout homme politique est un homme préssé. De ce fait, il évalue le poids relatif des communautés, voire des lobbys sans état d´âme. A titre d´exemple, l´Union des patrons et professionnels juifs de France (Upjf) a décerné à Nicolas Sarkozy le prix de l´homme politique de l´année lors de son dîner de gala annuel. L´Union des patrons et professionnels juifs de France (Upjf), est une association communautaire plus connue pour ses positions pro-israéliennes que pour son action en faveur de la libre entreprise. C´est au cours du dîner de gala de l´Upjf, le 30 mars 2006, sobrement intitulé «Meurtres antisémites et appels à l´élimination d´Israël, les Juifs de France face à de nouveaux périls (Paris, Téhéran, Ramallah...)» (sic) que la récompense a été décernée au ministre de l´Intérieur que les organisateurs ont salué comme celui qui «saura sans doute redonner une nouvelle dynamique aux relations d´amitié solides qui lient Paris, Washington et Jérusalem». Plus besoin d´aller chercher dans la prose d´extrême droite la référence à un lobby juif, son existence est désormais revendiquée par les communautaristes juifs, au mépris de la tradition républicaine. En acceptant l´hommage, M.Sarkozy ne semble pas dédaigner ses soutiens communautaires...
Pour resserrer les liens des Etats-Unis avec ses alliés, le projet de Bush est de convertir l´Europe à l´idéologie américaine, avec l´aide de leaders politiques européens comme Nicolas Sarkozy...(1) Avec leur enlisement en Irak, les Etats-Unis se sont rendu, à l´évidence qu´ils avaient besoin d´alliés pour bénéficier d´un minimum de consensus international en leur faveur. L´administration Bush a donc décidé de resserrer les liens avec les alliés européens,
Nicolas Sarkozy défend les mêmes orientations politiques que George W.Bush: réduction des libertés au nom de la sécurité, accroissement de la répression policière, exaltation du patriotisme, communautarisme et discrimination positive, ultralibéralisme économique, et retour de la religion dans la politique. L´analyse des «libéral-fascistes» est que le monde ne pourra bientôt plus être contrôlé par les méthodes «démocratiques» utilisées dans le passé. L´augmentation de la population mondiale, la raréfaction de ressources essentielles comme l´énergie ou l´eau, les situations de chaos engendrées par la multiplication des catastrophes naturelles, l´accroissement des inégalités entre riches et pauvres, l´augmentation de la délinquance causée par l´exclusion, le développement de la contestation contre le nouvel ordre économique, et la montée de l´Islam, sont autant de menaces pour le maintien de l´ordre mondial. Leur solution est donc de remplacer la démocratie par un régime fasciste, où la religion serait rétablie dans sa fonction «d´opium du peuple».(1)
«S´il est une chose à laquelle Nicolas Sarkozy ne sait résister, c´est bien à l´attrait américain.. La très médiatique photo de sa poignée de main avec G.Bush est saisissante. Le Français accomplit un rêve et semble sous la totale emprise d´un hôte raillé par une partie de la planète pour son manque d´épaisseur comme homme d´Etat. Selon la presse américaine, N.Atlantiste jusqu´au bout des ongles, aux antipodes ´´d´une certaine idée de la France´´ et des valeurs gaulliennes, le président de l´UMP endosse volontiers les habits de la politique étrangère américaine, en reniant, au passage, le non-alignement français sur le dossier irakien. De la même façon, il n´hésite pas à faire part des ses sentiments pro-israéliens rappelant, c´est une première, que l´un de ses grands-parents était juif. En ce faisant, N.Sarkozy est logique avec lui-même. Il s´inscrit pleinement dans son programme dit de rupture, en tout cas du moins avec une politique étrangère française considérée depuis plusieurs décennies comme pro-arabe».(2)
«Sarkozy est atlantiste. Par conviction, mais aussi pour faire des économies, il pourrait être tenté d´aligner la politique française sur celle de la plupart des pays européens, c´est-à-dire de s´en remettre à l´alliance avec les Etats-Unis», pronostique-t-on dans les cercles militaires.(3)
La politique indépendantiste de De Gaulle concernant l´OTAn n´a pas été remise en cause ni par la droite ni par la gauche. Il est fort à parier que si Sarkozy est élu président de la République, il enterrera définitivement l´exception française en termes de défense. On comprend dans ces conditions, l´inquiétude des derniers gaullistes et des militaires qui ont peur pour la capacité de défense de l´Hexagone qui ne sera plus qu´un satellite de plus des Etats-Unis.
Dans son cheminement vers la magistrature suprême, le ministre de l´Intérieur français ne semble pas avoir de stratégie d´ensemble, de programme de "rupture" comme il se plaît à le répéter. L´analyse de ces discours depuis quelques années permet deux lectures, celle officielle et celle en direction des électorats de différents bords que M.Sarkozy ne désespère pas de mobiliser autour de son nom. Outre l´électorat de droite fidèle, il s´agit, on l´aura compris, de l´électorat de l´extrême droite, qui, dans le cas où Jean Marie Le Pen serait éliminé, se reportera naturellement sur lui.
Quels sont les thèmes mobilisateurs?, il s´agit avant tout du thème de l´insécurité et du thème inépuisable des «banlieues difficiles». Ce thème est porteur et aussi bien la gauche que la droite l´exploitent à fond, car à défaut de s´attaquer aux racines de la malvie des banlieues qui puise ses racines dans le déni de dignité, le racisme, l´indigénat invisible, on traite ou en maltraite les «beurs» dont le comportement ne correspond pas à celui du Français de «souche, blanc et chrétien» que l´on oppose évidemment aux enfants des ex-colonisés qui peinent à être français. Le deuxième filon riche en voix potentielles est celui du thème inépuisable de l´émigration des sans-papiers. Ce thème a toujours été le cheval de bataille de la droite comme de la gauche. Souvenons-nous, ce fut Michel Rocart qui, le premier, annonçait que «la France ne pouvait recueillir toute la misère du monde».
Les lois Sarkozy ont le mérite d´être claires et sans état d´âme. Monsieur Sarkozy veut choisir ses émigrés, au préalable ils doivent être éduqués, compétents et surtout répondre à une demande spécifique en termes d´emploi. Les autres seront chartérisés selon une expression célèbre d´Edith Cresson. Cette politique est à bien des égards beaucoup plus nette que celle de la gauche «caviar» qui n´arrête pas de rouler les pays du Sud dans la farine par des discours moralisateurs mais qui rejoignent ceux de la droite; Avant Sarkozy et la racaille nous avons déjà connu Chevènement au même poste, lui parlait de «sauvageons» dans la continuité du langage zoologique du colonisateur décrit par Franz Fanon, durant le «temps béni de la colonisation».
Il vient que «la France n´a pas économiquement besoin de l´Afrique», comme l´a déclaré M.Sarkozy à Bamako. Comme l´écrit Eric Fottorino, propos bien imprudents pour des raisons au moins pétrolières.
Et si la France peut se passer de l´Afrique, l´Afrique, elle, peut se passer du mépris de Sarkozy. Sarkozy méprise, (par style politique?) tout un continent, et dévoile au passage sa méconnaissance des enjeux économiques considérables que représentent d´ores et déjà l´Afrique.
Après avoir construit sa puissance et son train de vie en exploitant de lointaines contrées, particulièrement en Afrique, la France n´en reste pas moins liée à l´Afrique à travers les sociétés qui continuent d´y exploiter des ressources. La Chine déploie des efforts considérables pour s´y implanter.(4)
Monsieur Sarkozy est une énigme: a côté de son côté va-t-en guerre, nous découvrons l´Autre, celui qui doute, le croyant qui veut que l´Islam ait droit de cité. Souvenons-nous, sa première impulsion était d´être contre la loi sur le voile.
Les quelques phrases suivantes nous dévoilent l´autre face: «Je suis heureux d´être parmi vous ce soir et je vous remercie de m´avoir fait l´honneur d´introduire votre rencontre sur un thème qui m´est cher: celui de l´espérance spirituelle dans un monde sécularisé. Espérer ce n´est pas un objectif. C´est un besoin vital. L´homme est à la fois immense et tout petit. La souffrance qu´il porte est trop lourde et parfois je me demande si son espérance n´est pas trop grande. Encore que l´important n´est pas ce que l´on espère mais le fait que l´on s´autorise à espérer.»(5)
«Dans le livre d´entretiens que j´ai écrit sur les religions et la République, j´ai voulu témoigner de ma conviction que les religions ne sont pas l´ennemi de la République, et de mon souhait que la République ne soit pas l´adversaire des religions. C´est ce que j´ai appelé une laïcité apaisée. Ce qui se passe actuellement en France avec l´Islam, c´est un phénomène nouveau qui peut servir d´exemple, non seulement aux autres pays européens, mais encore aux pays musulmans. Mais ce que nous avons voulu faire, c´est précisément cela: plus qu´une simple conciliation entre l´Islam et la République, c´est une transformation de l´Islam pour lui permettre de s´intégrer dans une société démocratique, laïque et sécularisée....Humilier l´identité musulmane c´est prendre le risque de la radicaliser. J´ai voulu au contraire respecter et considérer pour au final, mieux apaiser. La laïcité apaisée, c´est la République qui reconnaît à son tour l´importance des religions, comme support d´une espérance essentielle à l´être humain: l´espérance spirituelle. La République c´est l´espérance temporelle.»(5)
Dans La Croix, le ministre de l´Intérieur relance les discussions sur le financement public des lieux de culte. Il réagit à deux rapports qu´il avait commandés. Sur ce point essentiel comme sur la question de l´aménagement des carrés confessionnels au sein des cimetières communaux, je souhaite qu´un vrai débat ait lieu. Dans de très nombreuses villes, les dossiers de construction de mosquées sont bloqués par les contraintes financières. Le politologue Vincent Geisser dénonce l´hypocrisie de la situation: «Alors qu´on ne cesse d´en appeler à l´instauration d´un Islam de France, il n´y a pas une mosquée qui ne voit le jour sans recourir aux capitaux des pays arabes.» Dans son livre La République, la religion, l´espérance (Cerf, 2004), Nicolas Sarkozy s´était, lui, explicitement déclaré favorable à un financement des lieux de culte. «Ce qui m´importe, en effet, c´est qu´il n´y a pas des citoyens de seconde zone qui seraient "moins égaux" que les autres (...). Pour lutter contre l´intégrisme et le communautarisme, il faut que toutes celles et ceux qui ont la foi puissent la vivre et la pratiquer en toute égalité.»(6)
Nul doute que son passage à Alger vu par d´aucuns comme futur président, s´inscrit dans cette stratégie d´une nouvelle donne. Avec la carotte de l´assouplissement des visas, il est demandé à l´Algérie de perdre ses élites et de récupérer ces citoyens dont la France ne veut pas. Ce n´est pas ça la refondation à laquelle le peuple algérien aspire dans la dignité et dans la reconnaissance qu´il y a bien eu crime contre l´humanité pendant 132 ans en Algérie.
Monsieur Sarkozy se dit l´ami de l´Algérie, nous voulons bien le croire, au vu de sa dimension «humaniste», mais dans les faits, on sent comme un blocage pour un engagement clair et serein dans la voie du traité. Peut-être qu´il faudra attendre l´après-son éventuelle élection. En tout cas, nous avons beaucoup été déçus par les amis et les «frères», et pour paraphraser Churchill, nous devrions nous convaincre que l´Algérie n´a pas d´amis ou d´ennemis, elle n´a que des intérêts permanents.
1.www.syti.net/AxeBushSarkozy.html
2.Henry Moreigne Sarko l´Américain site agoravox.fr. vendredi 15 septembre 2006
3.Editorial:"Chez les militaires, Sarkozy fait figure d´épouvantail". Libération Juillet 2006
4.Sarko blanc, Sarko noir, par Eric Fottorino Le Monde 23.05.06
5.Christianisme: "Bible à Neuilly" discours de Nicolas Sarkozy, intervention du 21.06 2006-rapporté par Christian0
6.Bernard Gorce, Nicolas Sarkozy interroge la loi de 1905 2009/2006 La Croix.


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