Intervenant hier à Tripoli, lors des travaux de la 12e session de la commission exécutive algéro-libyenne de coopération, M.Belkhadem a affirmé que le renforcement des relations bilatérales «implique une nouvelle méthode» qui suggère une évaluation globale de la coopération et qui consiste à remplacer les projets devenus infructueux par de nouveaux projets qui épousent les mutations survenues dans les deux pays. Plaidant pour une nouvelle démarche dans la conduite des relations bilatérales, le chef du gouvernement, M.Abdelaziz Belkhadem, s'est prononcé «en faveur d'une nouvelle méthode dans la conduite des relations algéro-libyennes consistant à abandonner les projets infructueux». L'Algérie est prête, a-t-il dit en substance, à poursuivre ses efforts pour établir «un partenariat efficace et équilibré» et se trouve disponible à répondre aux propositions que la Libye juge «appropriées au renforcement de la coopération». Jugeant la coopération bilatérale «en deçà des potentialités et ambitions» des deux pays, il a appelé à l'élaboration d'un programme d'action pour asseoir un partenariat solide et investir à travers une exploitation optimale des moyens. Concernant le processus d'édification maghrébine, le chef du gouvernement s'est dit convaincu que la présidence tournante de la Libye permettra de «consolider ce projet en tant que cadre de concertation politique permanent et un outil idéal de développement économique et d'intégration régionale». Il a souligné l'attachement de l'Algérie au «projet stratégique», du Grand Maghreb à l'heure où de profondes mutations mondiales incitent à «davantage de solidarité et d'entraide». Qualifiant également la réalisation de l'édifice maghrébin d'«option stratégique» et auquel la Libye reste attachée, le secrétaire du Comité populaire général libyen, M.El Baghdadi Ali El-Mahmoudi, qui copréside cette session avec M.Belkhadem, a souligné, pour sa part, le souci de la Libye de renforcer les relations bilatérales de coopération.