Le Front de libération nationale a condamné, «la pratique du génocide contre le peuple palestinien annihilant par là même toute chance de paix». Dans un communiqué daté d'hier, le FLN a rendu, également, hommage à la résistance du peuple palestinien et réaffirmé son «soutien total à sa lutte contre les forces de l'agression». Le peuple palestinien, lit-on dans le communiqué, et son autorité légitime «vivent des moments dramatiques du fait du comportement barbare et du déni des plus élémentaires des droits de l'Homme et de la légitimité internationale de la part d'Israël». Le FLN a, en outre, lancé un appel à la communauté internationale et aux puissances parrainant le processus de paix aux fins d'«assumer pleinement leurs responsabilités pour mettre fin à l'agression, que subit, avec courage et héroïsme, le peuple palestinien». Par ailleurs, le parti de Benflis a exprimé sa conviction que l'unique solution juste et définitive à ce conflit réside dans «la reconnaissance du droit du peuple palestinien à édifier son Etat indépendant avec pour capitale El-Qods echarif». Dans cette conjoncture de crise, le FLN appelle la nation arabe à «unifier ses rangs et ses positions jusqu'au triomphe de la cause juste du peuple palestinien». De son côté l'ANR, dans un communiqué rendu public, «condamne le génocide» perpétré par l'Etat hébreu, qualifiant l'agression de «véritable guerre de conquêtes» et invitant Ariel Sharon à «revoir les leçons d'un Massu ou d'un Lacoste». Pour le parti de Rédha Malek «assimiler la résistance palestinienne au terrorisme aurait pour conséquences de décrédibiliser la lutte antiterroriste engagée à l'échelle mondiale par les USA». L'ANR interpelle les pays arabes à «revoir leurs positions vis-à-vis d'Israël» en mettant en évidence que «Yasser Arafat est devenu la première cible du gouvernement israélien». L'Union générale des étudiants libres (Ugel) a, pour sa part, tenu un sit-in au sein de l'université d'Alger et ce, en signe de protestation contre les agressions perpétrées contre le peuple palestinien. Même si un refus leur a été signifié par les autorités quant au regroupement sur la chaussée, pas moins de 7.000 étudiants étaient au rendez-vous pour signifier leur refus «de la politique exercée par l'Etat hébreu», sous le regard complaisant de la première puissance mondiale.