Le secteur de la culture couvre un éventail très large de savoir-faire professionnel mis en oeuvre dans une pluralité, d'autant que les travaux sur les professionnels de la culture sont, à ce jour, dans un stade précaire. L'objectif de cette rencontre est de fournir des repères adéquats qui permettent de reconsidérer les fonctionnaires, saisir des pratiques professionnelles et des conceptions du métier en termes de compétences techniques et artistiques de modalités concrètes de travail et de statut. La réflexion donne une large place à l'étude de l'impact des innovations et des nouvelles contraintes socioéconomiques sur les métiers qui contribuent aux activités de production. Un procès-verbal de la commission mixte, chargée de la préparation du statut particulier des fonctionnaires de la culture, a été signé, hier, au siège de la tutelle, entre le ministère de la Culture et l'Union générale des travailleurs algériens (Ugta). Le document, qui concerne la revalorisation et l'harmonisation du cadre de travail des fonctionnaires du secteur culturel, comme ceux des musées, des établissements de formation à caractère culturel (conservatoires et instituts) et des parcs nationaux protégeant le patrimoine national, a été paraphé par la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, et le secrétaire général de l'Ugta, M.Abdelmadjid Sidi-Saïd. Ce projet prévoit une dérogation à l'obligation de notation des fonctionnaires fondée sur la difficulté d'atteindre une note du fait de la diversité de missions et de leur rôle central au sein de ce secteur. Ce procès-verbal représente, selon Mme Toumi, «une première étape pour assurer à la Fonction publique qu'aucun problème n'existe entre le partenaire social et le ministère», soulignant, en outre, la nécessité de «rectifier certains points dans l'actuel statut des fonctionnaires de la culture», sujet, a-t-elle dit, de «beaucoup de plaintes de la part des travailleurs». Elle a cité, à cet égard, le cas des guides touristiques locaux dans les parcs nationaux de l'Ahaggar et du Tassili dans le sud du pays, qui assurent leur fonction avec le titre de gardien, car, a expliqué la ministre, «ils n'ont pas de diplôme les qualifiant de guides, mais seulement parce qu'ils sont de vrais connaisseurs de la région.» Mme Toumi a annoncé, dans la foulée, le projet de création, à l'avenir, de trois parcs nationaux: Tindouf, l'Atlas saharien et Gourara. Interrogée par la presse sur le projet du statut particulier de l'artiste, la ministre s'est contentée de répondre: «C'est un projet qui se trouve au niveau des services du chef du gouvernement. Nous attendons qu'il soit programmé.» Un nouvel espoir est né pour les fonctionnaires de la culture. Mais pourquoi cacher que le travail a vraiment commencé et que les projets sont mis sur les rails. Un succès incontestable. Des potentialités qui font bonne foi dans ce dossier. Et puis, aussi, des personnalités de bonne volonté qui viennent apporter leur contribution pour que la culture gagne, réussisse, sans pour autant oublier les artistes qui sont le poumon de ce secteur.