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«Il n'y a pas de révolution en Tunisie»
ABDERRAHMANE BELAYAT À LA RADIO NATIONALE
Publié dans L'Expression le 23 - 01 - 2011

La situation de la Tunisie est différente de celle de l'Algérie, selon M.Belayat, membre du bureau politique du FLN.
Abderrahmane Belayat, membre du bureau politique du FLN, ne croit pas à la révolution de jasmin. «Nous ne sommes pas en présence d'une révolution en Tunisie», a-t-il déclaré, hier, sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale. Il a cerné l'effervescence politique que connaît la Tunisie et estime qu'il s'agit d'une remise en cause du système politique hérité de l'ex-président Zine El Abidine Ben Ali. «La Tunisie est passée du parti unique sous l'ère Bourguiba à celui de l'hégémonie du RCD (Rassemblement constitutionnel démocratique) sur la scène politique tunisienne», a-t-il rappelé. Selon M.Belayat, le système instauré par Ben Ali n'a pas laissé de soupape à la société pour exprimer ses préoccupations pacifiquement. C'est ce qui explique, selon lui, l'intensité de la révolte de la population tunisienne, portée par sa frange juvénile. Seulement, il a estimé que ces manifestations sont loin d'enclencher un processus révolutionnaire. «Une révolution engendre une situation composée de deux éléments essentiels. Il s'agit de la remise en question de ce qui a été fait et de l'effet de terreur», a-t-il argumenté.
En ce sens, il s'est référé aux déclarations faites samedi par le Premier ministre tunisien du gouvernement dit d'Union nationale.
«M.Ghanouchi avait déclaré qu'il y a des acquis qu'il ne faut pas perdre», a fait remarquer M.Belayat.
Pour rappel, le chef du «gouvernement d'Union nationale» s'est engagé à préserver certains acquis sociaux «pendant la transition». Sur ce plan, il a cité le code du statut personnel hérité de l'époque de l'ancien président Habib Bourguiba. Ce code interdit, entre autres, la polygamie et garantit la gratuité de l'enseignement et l'accès à la santé. Cela dit, Abderrahmane Belayat a récusé les déclarations de M.Ghannouchi sur la réforme de la loi antiterroriste. «Il ne faut pas faire de concession sur un problème qui n'existe pas», a-t-il préconisé.
Par ailleurs, l'invité de la Radio a rejeté tout rapprochement entre la situation en Tunisie et les dernières émeutes survenues en Algérie. «Notre pays traverse une phase où l'économie n'assure pas le nombre d'emplois à la hauteur de la demande», a-t-il signalé. La position de Belayat est claire: à la différence de la Tunisie, l'Algérie ne vit pas une crise politique. Il a estimé que le gouvernement est en mesure d'apporter les solutions économiques appropriées aux problèmes politiques posés. Cela dit, il a taclé Seddik Chihab, membre du bureau politique du RND et vice-président à l'APN. Ce dernier a estimé récemment, que le gouvernement s'était trompé de priorité. «Non, je ne pense pas que le gouvernement se soit trompé de priorité», a annoncé M.Belayat. Aussi, il a émis des réserves sur l'appel de Bouguerra Soltani, président du MSP, à ouvrir le dialogue avec toutes les couches de la société. «Le problème n'est pas aussi compliqué», a minimisé Abderrahmane Belayat. Les trois partis de l'Alliance présidentielle (FLN, RND et MSP) mènent une valse à trois tons...et à trois sons de cloche différents. Cela ne semble pas préoccuper pour autant M.Belayat. «L'Alliance présidentielle est capable de s'entendre pour mener le programme présidentiel à bon port», a-t-il souligné. En attendant, une préoccupation subsiste: le gouvernement est-il en mesure d'endiguer la hausse des prix annoncée pour avril prochain? Surtout que le feu de la colère sociale couve...


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