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La sardine, les Américains et la dynamite
Les prix du poisson s'envolent
Publié dans Liberté le 07 - 10 - 2008

Les filières espagnoles, l'émergence de “barons” du poisson, la pêche à la dynamite. Depuis une année, la mer à Oran est dans tous ses états. Les conséquences d'une “embrouille” en amont sont à chercher du côté des prix affichés par les poissonniers d'Oran.
À la pêcherie, au marché de la Bastille, au marché Michelet et dans tous les points de vente agréés et ambulants, le poisson est devenu presque un produit de luxe. Longtemps considérée comme la viande du pauvre, à cause de son accessibilité aux petites bourses, la sardine a pris la tangente et affiche, sans vergogne, des prix qu'on n'osait même pas imaginer une année auparavant. Un rapide coup d'œil à la mercuriale renseigne sur la révolution tarifaire opérée par la filiale halieutique et au premier rang des victimes du poisson, l'éternel citoyen. “Ils ne sont pas fous par hasard”, ironise Malik, devant un cageot de sardines au marché couvert d'Essedikia. Cédée en moyenne à 200 DA le kilogramme, la sardine joue les stars et son prix dépasse tout entendement, et lorsqu'on la trouve, il n'est pas rare qu'elle s'affiche à 300 DA comme c'était parfois le cas durant le Ramadhan. “En principe, et de mémoire de pêcheur, la sardine n'a jamais dépassé la barre des 100 DA en période estivale mais cette année, elle n'est pas descendue sous les 150 DA”, analyse froidement Djamel, un connaisseur de la mer. Mais là où la situation risque de déraper c'est que toute la panoplie du poisson bleu est prise par la fièvre des augmentations. “La bogue, pas plus longue qu'un doigt – et Djamel de mesurer à l'aide de son index –, avoisine les 200 DA alors qu'on la trouvait à 70 DA le kilo.” L'alatche, latcha pour le commun des consommateurs, est cédé entre 200 et 250 DA, son prix jouait au yoyo entre 70 et 100 DA. Paradoxalement, et au moment où les prix s'affolent à Oran, des témoignages convergent à dire que la sardine à 180 DA est vendue à 120 DA dans les villes de l'intérieur du pays et ceux du Sud. “C'est à ne rien comprendre”, confesse Djamel qui pointe d'un doigt accusateur ceux qui sont en train de truster le poisson. “Le poisson est comme confisqué, détourné du marché local”, explique-t-il. Certains professionnels de la pêche spéculent sur l'émergence d'une nouvelle classe d'intermédiaires aux commandes du marché. “On assiste à une véritable mainmise sur les produits de la mer et ceux qui sont derrière manipulent le marché en l'indexant de nouvelles règles”, affirme Zoubir, un spécialiste de la pêche.
“Ainsi, les prix sont fixés d'avance et personne ne trouve à y redire”, regrette-t-il. On parle également de la vente du produit de la pêche directement à des chalutiers espagnols qui croisent dans les eaux internationales. Cette pratique, qui est en train de se généraliser, handicape grandement le consommateur local qui doit se satisfaire du “rebut” de la pêche à des tarifs prohibitifs en l'absence d'une offre suffisante. D'autres voix, par contre, estiment que cette carence dans le poisson est à trouver dans la pêche à la dynamite qui est responsable d'importants dégâts pour la faune et la flore marines. Les capsules de dynamite, acheminées clandestinement du Maroc, qu'on règle suivant les profondeurs visées, implosent en ramenant à la surface une quantité de poissons que certains évaluent à seulement 10%. La pêche aux filets dérivants est également au banc des accusés. Les férus de la “complotite” soupçonnent les dernières manœuvres navales américaines, aux larges d'Oran d'être la source du problème. “Depuis, les poissons ont déserté la côte”, affirme, imperturbable, Mahi, un mordu de la pêche à la ligne. Les tremblements de terre ont également droit de cité parmi la population des pêcheurs. “Les séismes dans la mer accouchent de nouveaux courants marins que peuvent prendre les poissons”, développe sérieusement Brahim, essayant de trouver une explication moins farfelue à tout ce qui a été avancé. Cependant, l'autre nouveauté dans le monde de la pêche est ce subit engouement pour le poulpe frappé du sceau de la pêche miracle. Tous les soirs, la jetée du port d'Oran est prise d'assaut par des inconditionnels de la ligne venus seulement pour le poulpe ou la petite pieuvre. Les produits de cette pêche sont ensuite acheminés vers l'Espagne pour y être traités dans une société pharmaceutique spécialisée dans la fabrication du fil de suture.
Saïd Oussad


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