“La nourriture est immonde et les rations sont carrément insuffisantes, les menus répétitifs… Parfois, c'est vraiment immangeable. Pour ne pas avoir faim, tous les jours j'achète du pain et de quoi me faire un casse-croûte, en plus du repas servi au réfectoire”, confie Khaled, un étudiant à l'Institut national de la planification et des statistiques originaire de Médéa. Ne vous méprenez pas, ce jeune homme n'est pas obèse, il est même un peu maigre et n'a pas l'air d'avoir un gros appétit. “Pendant le mois de Ramadhan, c'est encore plus difficile, il faut jouer des coudes pour pouvoir obtenir un plateau-repas. L'autre jour, 200 étudiants sont restés sans manger”, a-t-il ajouté. Questionné à ce sujet, notre interlocuteur de l'Onou avoue que “le prix du repas est en lui-même une aberration”. Par ailleurs, les pièces de vingt centimes n'existent plus, il est donc impossible aujourd'hui de rendre la monnaie aux étudiants qui payent en réalité leur repas à deux dinars. Certes, ce n'est pas cher, mais où vont les 80 centimes de chaque repas servi dans les réfectoires du pays ? Nous parlons peut-être en centimes, mais le nombre de repas servi par an à l'ensemble des étudiants du pays doit se chiffrer en centaines de milliers. Faites vos comptes ! A. H.