Les travaux du 7e Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG) ont été ouverts, hier, à Moscou. ce forum, qui a été ouvert par le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a vu la participation des ministres de l'Energie d'une quinzaine de pays membres du forum, dont Chakib Khelil, le ministre algérien de l'énergie et des mines. À l'ordre du jour de ce rendez-vous éminemment important pour les pays membres de l'organisation du FPEG, figure essentiellement la question de l'adaptation aux évolutions de l'industrie gazière ainsi que la question des statuts du forum, de ses structures et d'un budget aux fins de lui permettre de jouer pleinement son rôle. Dans le même temps, d'autres questions seront débattues lors de cette rencontre à l'instar de la problématique de l'évolution du marché énergétique dont celui du pétrole sur lequel sont indexés les prix du gaz. Dans son intervention liminaire à la rencontre, le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a donné d'entrée le ton des débats. “l'ère des matières premières à bas prix est révolue malgré la baisse actuelle des prix du pétrole”, a-t-il indiqué. pour Vladimir Poutine, la globalisation du marché gazier, l'augmentation de la production et de la consommation de gaz naturel et de gaz naturel liquéfié (GNL) dans le monde font que les pays membres du FPEG ont une influence de plus en plus grande en matière d'approvisionnement du marché gazier, a-t-il dit. Il expliquera, dans le même ordre d'idées, qu'il est tout autant question de l'extension géographique des régions de production de gaz et leur éloignement des régions de consommation, nécessitant d'importants investissements pour la mise en place d'infrastructures et moyens de transport. “la conjugaison de tous ces facteurs fait que les pays producteurs de gaz doivent renforcer leur concertation”, dit-il encore, tout en appuyant que “d'autant que ce qui entrave, jusque-là, la coopération entre producteurs et consommateurs, ce sont les incertitudes concernant les règles du jeu et cela n'est dans l'intérêt d'aucune partie”. De son côté, le ministre de l'Energie et des mines, M. Chakib Khelil, a expliqué que l'organisation du Forum des pays exportateurs de gaz doit s'adapter à chaque évolution de l'industrie gazière. “Chaque étape de l'évolution prévisible de l'industrie gazière doit se traduire par une adaptation en conséquence de l'organisation de notre Forum et chaque restructuration doit refléter les évolutions possibles de nos objectifs”, note-t-il encore. Toutefois, il notera que l'un des objectifs essentiels à l'origine de l'existence du forum, à savoir le partage d'informations et d'expériences, sont “l'identification et la concrétisation des voies et moyens permettant de promouvoir la coopération entre les pays membres du Forum”. Cette coopération “sera de plus en plus nécessaire pour assurer un développement harmonieux de notre industrie”, argue-t-il. Aux yeux de Khelil, cette coopération aura à “permettre, d'une part, d'éviter les déséquilibres offre-demande sur les marchés pendant des périodes plus ou moins longues et, d'autre part, de faire face à des développements et/ou des initiatives imprévus de ces mêmes marchés ou de leurs cadres institutionnels”. Il s'agira de savoir si le Forum sortira de ce cadre de coopération. La rencontre ira-t-elle jusqu'à décider de la création d'une Opep du gaz ? On le saura à l'issue de la réunion. Nadia Mellal B.