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La “feuille de route” irakienne compromise
FACE AUX DIFFICULTES DES AMERICAINS SUR LE TERRAIN
Publié dans Liberté le 19 - 06 - 2003

L'après-guerre en Irak est loin de se dérouler comme l'avait calculé Bush. Plus un jour sans que soient annoncés des accrochages entre les troupes US et des groupes irakiens. Tant et si bien que l'administrateur américain, Paul Bremer, a reconnu l'existence d'une opposition armée. Les attaques contre les forces US prennent de plus en plus l'aspect d'une contre-offensive menée non plus par des tireurs isolés, mais par des groupes équipés d'armes antichars et anti-aériennes. pour les américains, ces opérations sont organisées par des éléments du régime de Saddam Hussein dont on ne sait toujours pas ce qu'il est advenu. Alors que la plupart de ses collaborateurs ont été neutralisés, lui court toujours dans la nature. Pour le quotidien El-Qods El-Arabi de Londres, Saddam dirigerait en personne l'opposition armée et il en publie des messages qui lui sont attribués. Dans son dernier communiqué, l'ancien maître de Bagdad s'est même permis un ultimatum aux forces US qu'il invite à plier bagage de l'Irak avant le 17 juillet, anniversaire de sa prise de pouvoir en 1968. Propagande ou pas, le plan américain semble, pour le moins, grippé. D'abord, la décision d'administrer directement le pays est fortement contestée par toutes les parties irakiennes qui vivent la présence américaine pour ce qu'elle est : une occupation de type coloniale. Même les partisans de l'américanisme commencent, eux aussi, à exiger le transfert des pouvoirs à une autorité de transition. Chalabi, qui avait caressé l'espoir de se voir placer à la tête de l'Irak, rue dans les brancards. Il propose la création d'une force de sécurité irakienne (25 000 hommes) composée de ses éléments pour décharger les 147 000 soldats US des opérations de police. Le nord de l'Irak donné pour acquis aux thèses américaines revendique également un pouvoir irakien. Dans le sud, les britanniques font, eux aussi, l'objet d'un traitement similaire : les chiites, même s'ils sont divisés, revendiquent le droit à la gestion de leurs affaires. Cette levée de boucliers intervient au moment où l'administration américaine est épinglée sur le motif qu'elle avait avancé pour envahir l'Irak. Les armes de destruction massive n'ont pas été trouvées et la polémique sur ce sujet à Londres et à Washington prend l'allure d'un Irakgate. Par ailleurs, les Américains éprouvent des difficultés pour tous les autres plans qu'il s'étaient assignés au travers de la guerre contre l'Irak. Leur “feuille de route” pour le règlement du conflit israélo-palestinien est sérieusement remise en cause par la duplicité de Sharon qui l'a acceptée mais dont les exactions dans les territoires occupés confortent les forces radicales palestiniennes dans leur position suicidaire, amenuisant les chances d'Abou Mazen pour un Etat palestinien d'ici à 2005. Dans la région, l'occupation de l'Irak devait servir d'adjuvant pour y promouvoir la démocratie. Avec l'irruption du terrorisme au cœur même du pays qui en a produit l'idéologie, l'Arabie Saoudite, les Américains se voient obligés de protéger les régimes qu'ils voulaient voir changer. Bush a dû se résigner pour ce qui concerne l'ONU qu'il avait souhaité transformer en une coquille vide. Pour la reconstruction de l'Irak, il a été obligé de repasser par le Conseil de sécurité qui reste ainsi une sorte d'exécutif du gouvernement du monde. Au sein de l'UE, le courant atlantiste, encouragé par lui pour venir à bout de la vieille Europe, a saisi qu'il vaut mieux ne pas être trop américain. L'Europe centrale a fini par comprendre qu'il ne fait pas mettre ses œufs dans le même panier, d'autant qu'elle se prépare à bénéficier des avantages de Bruxelles. La guerre de l'Irak, aux yeux de ses concepteurs, devait ramener la prospérité en Amérique et dans le monde. Rien de cela, en dehors du lobby pétrolier américain, les milieux financiers appréhendent des soubresauts dans les économies locomotives de la planète. La récession est d'autant plus redoutée que se pose pour l'Amérique la question de la facture financière de la guerre contre l'Irak évaluée entre 50 et 60 milliards de dollars.
D. B.

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