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sur d'autres chemins à tes côtés…
La nouvelle de Adila Katia
Publié dans Liberté le 11 - 01 - 2010

RéSUMé : Bilel, qui tient à tout contrôler, écrit des lettres qu'il lui remet. Elle croit qu'elles sont de ses parents jusqu'au jour où elle découvre que l'écriture n'est pas la même. Elle pique une crise et casse tout.
Ce soir-là, son mari avoue en être l'auteur. En apprenant que sa mère est mourante, elle trébuche sur un objet et tombe en arrière. Elle ne bouge plus…
25eme partie
-Mélissa, je t'en prie… reviens à toi.
- Bilel la prend dans ses bras et la porte jusqu'au lit de leur chambre. Il la dépose avec beaucoup de douceur. En retirant sa main de sa nuque, il s'aperçoit qu'elle saigne à la tête. Il la secoue pour qu'elle réagisse mais toujours rien.
- Mélissa ne me quitte pas ! Je t'en prie, tu sais que je t'aime ! Je ne voulais pas te faire du mal !
Bilel s'élance au salon. C'est le désordre dans chaque pièce qu'il traverse. Il a du mal à trouver le téléphone. Si la panique ne l'avait pas saisi, il se serait rappelé qu'il avait fait couper la ligne uniquement pour qu'elle ne reçoive pas d'appels de sa famille.
Ce n'est qu'une fois l'appareil cassé entre ses mains qu'il se rend compte de sa bêtise. Dire qu'il avait cru bien faire…
Bilel court au garage et ouvre sa voiture. Dans la boîte à gants, il prend le téléphone mobile dont il se sert pour son travail. Il appelle l'hôpital mais la ligne est occupée.
Il ouvre le portail et sort la voiture. Puis il va chercher Mélissa qu'il installe à l'arrière. Elle est toujours sans réaction, les yeux et la bouche ouverte.
Tout en conduisant, Bilel appelle l'hôpital pour les prévenir de son arrivée. Il garde aussi un œil à l'arrière mais elle ne bouge pas. Un autre que lui aurait compris qu'elle était morte…
Dès qu'il arrive, une équipe est là, un brancard prêt pour le transport de l'accidentée. Tout en la conduisant au bloc des urgences, le médecin profite de la présence de Bilel qui les suit pour lui poser quelques questions.
- On était en train de se quereller quand elle est tombée en arrière..
- Il y avait quelque chose sur le sol ?
Bilel hausse les épaules.
- Je ne sais pas… seulement, avant la querelle, elle avait tout mis par terre…
- Nous allons lui passer des radios… Allez dans la salle d'attente…
Bilel veut entrer mais on le refuse. Dans la salle d'attente, il ne s'assoit pas mais tourne en rond. Il est seul, et les quelques minutes lui paraissent des heures. Ne tenant plus en place, il va se tenir devant les portes du bloc des urgences.
Quand le médecin de garde sort, il y a de la désolation dans son regard.
- On ne peut rien pour elle, lui apprend-il. Elle est morte d'une fracture au niveau de la nuque !
- Ce n'est pas vrai !
Bilel se met à frapper de ses poings le mur. Deux infirmiers viennent aider le médecin à le retenir.
- Calmez-vous ! S'en prendre aux gens ou à autre chose ne vous la ramènera pas !
- Elle ne peut pas me quitter ! Je l'aime !
- Vous vous êtes pourtant querellés ! lui rappelle-le médecin. Vous ne l'avez pas frappée ?
- Oh non ! Je l'aime, elle est tout pour moi. Elle m'en voulait de ne pas la laisser repartir chez ses parents. Je ne voulais pas la perdre…
Bilel se met à pleurer en réalisant ce qui s'est arrivé.
Le médecin de garde l'emmène à son bureau et lui donne un calmant. Le commissariat a été vite contacté pour signaler cet incident. Un inspecteur vient interroger Bilel alors qu'une équipe est vite envoyée chez lui.
Tout en pleurant, il répond aux questions de l'inspecteur qui ne le prend pas en douceur. Bilel lui raconte comment il l'a connue, combien il l'aime, combien il s'est refusé à la laisser repartir au pays, craignant qu'elle ne revienne plus.
Son caractère possessif l'avait poussé à la couper des siens. Elle ne l'avait pas supporté. Elle aspirait à se libérer de lui.
La mort l'avait fait. Il n'y avait pas d'autres solutions, peut-être, pour qu'elle regagne le pays, pour qu'elle soit auprès des siens. Si chers à son cœur…
Bilel est emmené au commissariat où il passe la nuit, où il est interrogé par plusieurs policiers. Mais ils n'apprennent rien de plus que l'inspecteur. Il n'y a aucune faille dans son récit. Tous sentent qu'il dit la vérité. Il ne leur a rien caché du froid qu'il y avait entre lui et sa femme. Il n'aurait pas pu l'avoir tuée vu qu'elle était tout pour lui.
Dans son pavillon, il n'y avait aucune trace de lutte.
En s'évanouissant, en tombant en arrière, la tête de Mélissa avait heurté le bord d'un vase, qui avait été renversé. Il y avait des cheveux et du sang. Ce même sang sur le couvre-lit…
En poursuivant l'inspection dans chaque pièce, ils trouvent les lettres, sujet de la querelle avec son mari dès son retour du travail.
L'inspecteur se rendra à son bureau de travail et le fouillera. Dans un tiroir, il y trouvera le courrier envoyé par sa famille et les papiers de Mélissa.
Dans une des lettres, il prendra notre d'un numéro de téléphone. Celui même des parents de la défunte. Il appellera à plusieurs reprises mais personne ne répond.
En allant à l'hôpital pour avoir les résultats de l'autopsie, l'inspecteur est surpris par la présence de Bilel à la morgue.
A. K.
(À suivre)


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