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“Il y a un retour des partisans du qui tue qui ?”
SaIda Benhabylés et guillaume Denoix de saint-marc à “liberté”
Publié dans Liberté le 06 - 01 - 2011

La présidente de la Fédération internationale des associations des victimes du terrorisme (Fiavt, agréée en 1999), Saïda Benhabylès, et le président de l'Association française des victimes du terrorisme (AFVT), Guillaume Denoix
de Saint-Marc, ont qualifié l'incident d'hier, au Forum El Moudjahid, de “regrettable” avant de faire appel aux victimes du terrorisme “de se rendre visibles” à travers le monde, “mais surtout dans les pays musulmans”, insistent-ils,
pour que la justice soit faite et que les familles terrorisées recouvrent leur dignité.
Lors de leur passage à Liberté, ils ont bien voulu répondre à nos questions, notamment la lutte antiterroriste dans le Sahel et la nécessité de faire barrage à la demande de rançons par Al-Qaïda, la libération des deux journalistes français pris en otage depuis 373 jours, le renforcement de la Fiavt, la préparation du prochain congrès international qui aura lieu du 15 au 17 septembre 2011 à Paris et, enfin, l'obtention d'un visa en France pour Mme Mohamed de Relizane, pour voir ses deux fils actuellement retenus par la justice à Nîmes. Invité par Mme Benhabylès en Algérie pour assister au Forum d'El Moudjahid, le président de l'AFVT, M. Denoix de Saint-Marc, a estimé que cette rencontre se voulait une opportunité “pour comprendre ce qu'on ne pouvait pas savoir à partir de Paris. C'est une rencontre d'échanges et de construction afin d'arriver à canaliser d'autres voix des victimes de ce fléau”. Pointant de l'index, comme d'ailleurs l'avait fait
Mme Benhabylès, les auteurs du “qui tue qui ?” le conférencier préconise la sérénité dans les débats tout en estimant, par ailleurs, que le débat n'est pas serein sur la question dans l'Hexagone.
“L'abolition du terrorisme devra passer inévitablement par rendre visibles les victimes du terrorisme. Et aujourd'hui, ce sont beaucoup plus les pays musulmans qui payent le lourd tribut. Malheureusement, ces pays sont souvent absents de la scène internationale. Désormais, il faut décrédibiliser le terrorisme et trouver cette unité face à nos gouvernements et nos Etats car les victimes ont leur mot à dire”, explique-t-il. À la question de connaître leur position sur la demande de rançon, la lutte antiterroriste dans le Sahel et la prise en otage des deux journalistes français, il dira d'emblée que “cette question est trop sensible et que l'idéal est de libérer les otages sans payer. Mais, quand nous sommes devant le fait accompli, il faut négocier. Je dirai que c'est du cas par cas, mais nous n'avons pas de concept sur ce sujet précis et qu'il n'y a pas de solution idéale. C'est très difficile”. Mme Benhabylès, de son côté, a déclaré que la rencontre d'El Moudjahid a été précédée d'une réunion au cours de laquelle elle a été désignée par tous les présents porte-parole de la Fiavt.
La finalité étant d'élargir le front contre le retour du “qui tue qui ?”, elle précisera que d'autres objectifs ont été inscrits. “D'abord, dit-elle, la création d'un Fonds international d'aide aux victimes du terrorisme, trouver des solutions communes et adéquates concernant la demande de rançons et les prises d'otages et l'obtention d'un visa à
Mme Mohamed de Relizane.”
Mme Benhabylès, qui regrette l'absence de la société civile sur la scène internationale, dira encore que “les victimes du terrorisme sont attaquées de partout”.
Victimes du terrorisme
et incident d'El Moudjahid
Visiblement irritée par l'incident d'El Moudjahid, Mme Benhabylès répondra tout de go à ses détracteurs : “Personne n'a le monopole de la parole. Il n'y a pas de chasse gardée et nous sommes en démocratie. Des brebis galeuses se sont introduites dans la salle du Forum d'El Moudjahid pour nous empêcher de parler. Je suis triste et désolée car ce petit groupuscule a même recouru à la violence !” Déçu, lui aussi après ce qu'il venait de vivre,
M. Denoix de Saint-Marc martèlera : “Nous sommes là pour construire et non pas pour polémiquer. La chose que j'ai vue à travers le monde chez les victimes du terrorisme que je connais, c'est la dignité.” Y compris du côté de
Mme Mohamed de Relizane, la déception était aussi visible. Cette dame, venue exposer sa cause à l'assistance, dira que “ces personnes ne défendent pas les victimes du terrorisme, mais les terroristes”.
Affaire de Nîmes : l'appel
de détresse d'une maman
L'affaire remonte à l'année 2003 quand le président de la Fédération internationale des droits de l'Homme avait déposé une plainte contre deux jeunes Algériens, originaires de Relizane, eux aussi victimes du terrorisme. La justice n'ayant pas tranché la question, ces deux mis en cause seront frappés d'interdiction de quitter le territoire français. Après six dépôts de dossier pour obtenir un visa, dans l'espoir de voir ses enfants,
Mme Mohamed vient de lancer un énième appel de détresse.
Mme Benhabylès a avoué que plusieurs démarches, effectuées auprès de l'ambassade de France à Alger, sont restées vaines. Âgée de 74 ans, elle espère, enfin, obtenir ce sésame qui lui permettra de voir sa progéniture surtout qu'elle est convaincue que ses deux enfants sont innocents.


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