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Des enseignants sans salaire à Tamanrasset
“On risque de se tourner vers des activités illégales !”
Publié dans Liberté le 05 - 03 - 2012

Après avoir adressé une correspondance au wali de Tamanrasset, sans aucune suite, ces enseignants se retrouvent contraints de vivre des cotisations des amis et autres pour subvenir aux besoins de leurs familles.
Le calvaire des enseignants du secteur de l'éducation dans la wilaya de Tamanrasset, qui n'ont pas perçu leurs salaires depuis janvier 2011 pour certains et mars 2011 pour d'autres, n'a pas encore connu son épilogue. En dépit des fermes instructions du ministère de la tutelle quant au règlement des salaires impayés, des enseignants qui, gavés de promesses non tenues, attendent désespérément le bout du tunnel. Nul besoin de dire qu'ils n'ont plus un sou en poche et que seul l'amour porté à leur métier les persuade de se résigner pour rester accomplir leur noble devoir. Malheureusement, cette situation montre l'ampleur de la brèche que les autorités concernées n'ont pas jugé bon de colmater. “Nous avons frappé à toutes les portes pour faire entendre notre cri de détresse, en vain. On a adressé une lettre au premier responsable de la wilaya, mais aucune suite favorable ne nous a été donnée. Nos doléances n'ont jusqu'à présent pas trouvé d'oreilles attentives puisqu'elles sont reléguées aux calendes grecques”, s'écrie Zeggar El-Hachemi, enseignant de langue française, qui se dit lésé car il n'est pas intégré dans son poste quoiqu'il remplisse toutes les conditions requises. “L'amère réalité qu'on a cachée au ministre de l'éducation lors de sa dernière visite dans la wilaya de Tamanrasset concerne les enseignants contractuels en exercice durant la période d'avant mars 2011, mais qui ont rejoint leur poste conformément aux textes réglementaires en vigueur. Personnellement, je suis venu en octobre 2010 et j'attends toujours mon intégration. Ce n'est pas pour demain, puisque, tenez-vous bien, mon dossier a été en partie égaré au niveau de la direction de l'éducation. On m'a demandé de compléter les pièces manquantes en un temps record. C'était un pari gagné puisque j'ai réussi à tout déposer à temps. à ma grande surprise et à l'heure où on ne parle plus de contractuels, je me retrouve recruté ainsi, le poste budgétaire me revenant de plein droit étant accordé à un autre par voie de convenance. Cette procédure est-elle légale ? Ces responsables ont-ils une conscience ? J'ai saisi vainement les autorités compétentes pour avoir de réponses à ces questions ou encore de plausibles explications sur ce qui se trame dans les coulisses de cette administration”, a-t-il maugréé avant d'ajouter : “On a accepté de venir enseigner à Tamanrasset parce que le ministre de l'éducation a promis aux gens qui viennent du nord du pays une bonne prise en charge. Et une fois installés, on se retrouve dans la contrainte de recourir aux prêts pour se payer un taxi. Je ne sais plus si ces responsables se soucient de notre situation. On veut notre salaire. Sinon on ne voit absolument pas pourquoi travailler. Laissez-moi vous dire que je vis des cotisations de certains de mes collègues qui m'ont profondément affecté par leur compassion. Mais si cette situation perdure on risque de se retourner vers des activités illégales si ce n'est déjà fait.” Un autre enseignant ayant requis l'anonymat raconte : “Pour subvenir aux besoins de ma famille, je suis contraint de faire le taxi clandestin. C'est le prix à payer quand on se laisse naïvement étourdir par les promesses et les mensonges. Ma femme prépare quotidiennement des gâteaux que je prends le soin de fourguer aux propriétaires de cafétéria. Ce n'est pas une vie. Sincèrement, je vais faire de mon mieux pour rejoindre mon ancien établissement du Nord.” Les cas pareils sont multiples à Tamanrasset, et à chaque enseignant son propre scénario, à l'exemple des autres contractuels qui ont été recrutés en 2009 pour faire face au manque d'enseignants de langues étrangères dans les localités enclavées et qui se trouvent livrés à eux-mêmes à cause de ce qu'ils qualifient de “conflits administratifs”. “En ma qualité d'ingénieur en géographie et en aménagement du territoire, on m'a recruté pour enseigner la langue française dans un CEM à Silet puis à In Guezzam, situés respectivement à 130 et 400 km de Tamanrasset, et ce, de 2009 à 2011, en attendant mon intégration dans le poste de professeur d'enseignement secondaire d'histoire-géographie.
Cependant, l'attente ne fait que durer, puisque depuis septembre 2011 je me retrouve laissé pour compte sans poste et sans salaire, sachant que je ne suis pas rémunéré depuis janvier 2011”, se lamente Saoudi Fayçal. Même son de cloche chez Marmara Fouad, un autre ingénieur en géologie ayant enseigné, durant les mêmes périodes que Fayçal, la langue française dans deux CEM différents à In Salah et qui se pose énormément de questions sur les raisons qui peuvent être à l'origine du black-out sur son intégration ainsi que celle de six de ses collègues. Mettant les choses au clair, le directeur de l'éducation de la wilaya, N. Abdelkader, a expliqué qu'“en application de l'instruction ministérielle n°01 du 13 avril 2011, tous les contractuels ont été intégrés. Les enseignants embauchés après le 28 mars 2011 sont recrutés en qualité de suppléants. Pour ce qui est des salaires non versés, je tiens à préciser que les virements des rémunérations seront effectués au plus tard en début d'avril prochain. Les enseignants auront donc régulièrement leurs mensualités en attendant la régularisation entière de leur arriérés de salaires au titre du budget de fonctionnement de l'année 2012”.
Evoquant le manque d'enseignants enregistré dans certains établissements, il a assuré que le problème a été définitivement résolu le 23 janvier dernier avec la décision du ministre de l'éducation ayant instruit de faire appel aux recalés des derniers concours de recrutement pour pallier le manque signalé.
R K


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