Le feuilleton de la grève de la santé publique s'allonge et se prolonge, au grand dam des malades. L'Intersyndicale de la santé a décidé jeudi de renouveler ses actions de protestation, à savoir trois jours de grève à partir du 20 mai prochain et un sit-in devant le siège de tutelle au dernier jour du débrayage. Le communiqué signé par trois syndicats sur les quatre habituels (SNPSSP, SNPSP et Snapsy) souligne que la décision a été prise à l'issue de la réunion d'évaluation du dernier débrayage et du sit-in devant la tutelle. “Devant le mutisme, le mépris, les mesures répressives et l'absence du dialogue matérialisé par le refus de recevoir les membres de l'ISPS par le MSPRH, en contradiction avec les appels au dialogue lancés dans la presse par le ministère de la Santé, l'Intersyndicale des professionnels de la santé décide de renouveler le mouvement de protestation pour la défense de sa plate-forme de revendications ainsi que des points spécifiques à chacun de ses membres". Saluant “la forte mobilisation des professionnels à travers le territoire national, malgré la compagne de désinformation et les intimidations initiées par le ministère de la Santé", l'Intersyndicale rappellera, une fois de plus, son attachement et sa disponibilité au dialogue. Le Premier ministre et le premier responsable de la santé ont été interpellés en vue de “respecter leurs engagements pour la prise en charge de la plate-forme de revendications". À ce propos, l'Intersyndicale a tenu “à dénoncer fermement leur revirement". Allusion faite aux dernières déclarations par rapport à la révision des statuts particuliers et des régimes indemnitaires des fonctionnaires tous secteurs confondus. Les professionnels de la santé estiment qu'ils ne sont plus à cette étape de la revendication puisque l'amendement des deux textes a bel et bien eu lieu en 2011 au niveau de commissions mixtes. Il ne restait, selon les documents des syndicats, que l'approbation de la direction générale de la Fonction publique. Mais il semblerait que beaucoup d'eau ait coulé depuis le départ d'Ould-Abbès qui avait signé les documents officiels portant installation des commissions mixtes chargées de suivre la révision des statuts particuliers et des régimes indemnitaires des praticiens et des spécialistes. Nom Adresse email