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La révolution de mon père 41e partie
Publié dans Liberté le 12 - 11 - 2013

Résumé : Mon père se remémorait ses souvenirs avec beaucoup de chagrin. Se rappeler le maquis et ses affres n'était pas chose aisée, d'autant plus qu'il y avait aussi des souvenirs assez poignants... Baya était une belle blonde... Elle attirait par son air de jeune première et faisait battre le cœur de tous ceux qui l'approchaient. Mon père avait des intentions sérieuses envers elle. Fatiha le taquinera : va-t-il vivre un conte de fées en pleine guerre ?
Fatiha hoche la tête :
-C'est ça... Tu veux l'épouser ?
-Pourquoi pas ?
-Tu veux rire... La guerre ne laisse de répit à personne, et toi tu songes à vivre un conte de fées !
-Oui... Mais si cette guerre dure cent ans... Les gens ne devraient-ils donc plus se marier, ni songer à fonder des familles... ? Nous allons nous exterminer nous-mêmes Fatiha...
-Je n'ai pas dit ça... Seulement je considère que c'est dans les villes que les familles doivent se former... Tu pourras rentrer chez toi et épouser Baya... Personne ne t'en empêchera.
-Avec tous les risques que cela suppose bien sûr...
-Bien sûr... Tu es si épris d'elle que tu affronteras tous les dangers pour arriver à tes fins.
-Et elle... ? M'acceptera t-elle... ?
Fatiha hausse les épaules :
-Probablement...
Elle redevint sérieuse pour poursuivre :
-Cette fille a été tellement brave, tellement courageuse devant les coups du destin... Je n'aimerais pas qu'elle soit déçue dans sa vie.
-Moi non plus...
-Alors épouse-la...
-Ici au maquis ?
-Pourquoi pas... Le temps presse, et la guerre fait rage.
Si Ahmed et Amar qui venait de rentrer d'une mission commandée avaient saisi quelques bribes de cette étrange conversation. Si Ahmed se met à rire :
-Tu veux te marier, n'est-ce pas Boualem... Eh bien Allah ibarek... Nous allons tout de suite ramener la mariée et réciter la Fatiha... Koulchi mabrouk.
-Mais... Mais Baya n'est même pas au courant, protestais-je.
-Ne t'en fais donc pas, rétorque Fatiha... Elle est au courant de bien des choses... Aussi intelligente qu'elle est, elle a vite compris que tu l'aimais en secret. Heu... Je crois que le secret n'est plus de mise maintenant.
Amar se met à rire :
-Nous aurons enfin un peu de joie après tant de larmes et de tristesse.
-Alors Boualem...
Je pousse un youyou pour annoncer la nouvelle. Je tente de lever le bras pour protester, mais la douleur me fera vite rappeler que je ne pouvais pas encore le bouger.
-Ne bouge pas trop, me sermonne Si Ahmed, qui avait compris à ma grimace que je souffrais encore le martyre.
-Je voulais juste protester... J'aime bien Baya... Mais les temps ne sont pas propices à une éventuelle union... Le mariage est une chose trop sérieuse...
-C'est certain. Mais tout compte fait, si cette fille te plaît tant, nous pourrions vous marier par la Fatiha.
-Non Si Ahmed... Le maquis... La guerre... Baya est encore très jeune...
-Et toi trop vieux n'est-ce pas ?
-Non... Nous sommes de la même génération... Mais le mariage en temps de guerre...
-Est un défi à relever, m'interrompt Fatiha... Un éclat de rire, une moquerie face aux coups du destin... Une chose qu'ont déjà faite d'autres hommes... Se marier en temps de guerre n'est pas une tare Boualem.
-Et... Et si jamais nous avons des enfants ?
-Eh bien, nous les emmailloterons dans des treillis, et nous les porterons sur nos dos... Ils seront bercés par le rythme des balles et s'abreuveront du sang des martyrs.
Fatiha pleurait ouvertement. Si Ahmed et Amar avaient repris leur air sérieux, et moi je ne savais plus quoi penser.
Comme si elle n'attendait que ce moment, Baya revint avec la trousse de soins et s'assoit devant moi pour refaire le bandage. Elle ne savait pas que nous étions en train de parler d'elle, et ne fut même pas surprise par notre silence. Elle termine son travail et se relève en adressant un sourire frais à Si Ahmed avant de lui dire :
-Les deux autres blessés vont bien...
Je viens de changer aussi leurs
pansements.
-C'est bien ma fille... Tu fais du bon travail.
Elle quitte les lieux, et nous gardons le silence un long moment. Fatiha s'était remise à préparer les bandages et les sacs de couchage, et moi je me suis replongé dans mes méditations.
Un jour, je discuterai avec Baya... Je lui dévoilerai mes sentiments, et elle saura que je l'aime... Peu importe le temps ou la guerre... L'amour n'a ni frontières, ni âge, ni limite. Un jour, je l'épouserai devant Dieu et les hommes, et je l'emmènerai vivre loin de ces maquis inhospitaliers. Je l'emmènerais vivre dans notre grande maison avec ma mère, qui sera enchantée d'avoir enfin une femme avec elle pour l'aider et la seconder, et faire d'elle pourquoi pas une grand-mère.
Je rêvais les yeux grands ouverts, alors que la nuit commençait à étaler son voile. Fatiha revint vers moi et m'entoura les épaules de ses bras :
-Allons Boualem... Tout s'arrangera pour toi et pour nous tous... Ce n'est plus qu'une question de temps...
Elle me serre contre elle et se met à me bercer tel un enfant.
Quelques jours passent. Nous avons pu quitter l'ancien campement et traverser le Djurdjura pour rejoindre une katiba qui campait non loin de là.
Puis nous nous dispersons pour rejoindre l'Atlas.
(À suivre) Y. H.
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