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La révolution de mon père 49e partie
Publié dans Liberté le 24 - 11 - 2013

Résumé : Le combat continuait. Nous étions plus confiants que jamais, car nous savions tous que la cause algérienne était devenue un exemple dans le monde entier. Le général de Gaulle, revenu au pouvoir depuis mars 1958, tentait de négocier avec nos leaders. Des politiciens de niveau universel s'intéressèrent aussi à notre révolution.
L'hiver approchait. Nous étions encore dans l'Akfadou, mais pour plus de sûreté, nous avions changé de camp.
Si Ahmed et Amar s'absentaient maintenant des journées entières. Nous avions eu à repousser plusieurs offensives, mais grâce à Dieu, hormis quelques blessés, nous n'avions plus enregistré de morts.
Lorsque je n'étais pas au front, ou occupé à traiter mes blessés, je repensais à Baya et mon cœur se serrait.
Je sentais qu'on approchait de la fin de cette guerre. J'aurais tant aimé la voir partager la victoire avec nous... L'entendre rire et chanter comme elle le faisait lorsque nous revenions au camp avec ce sentiment du devoir accompli qui nous emplissait d'aise.
Baya était aussi légère qu'une plume, et gambadait sur les pierres et les roches telle une gazelle. Je l'entendais chanter et rire avant de se retourner vers moi et me faire des signes. Souvent, elle me narguait on m'incitant à la suivre au pas de course alors que je ne pouvais être aussi rapide qu'elle puisque c'était toujours moi qui transportais les fardeaux de vivre et de médicaments.
Lorsqu'elle était fatiguée, elle s'asseyait sur une roche et se mettait à mâcher une herbe en attendant de reprendre son souffle.
"Ah Baya... comme tu me manques !"
Pour chasser mes idées noires, je me mettais à faire du footing où à traverser la forêt de long en large à la recherche de quelques herbes comestibles, ou pour chasser le gibier. Une occupation très utile d'ailleurs, puisque je ne rentrais jamais les mains vides.
Le 11 décembre 1960, des manifestations éclatèrent à travers tout le pays. Le peuple, fatigué par des années de guerre et de famine, réclamait le départ de la France et l'indépendance du pays.
La date 11 décembre 1960 sera marquée à jamais dans les annales de l'histoire algérienne. Ce jour-là, des enfants avaient décidé de se faire justice eux-mêmes et de sortir manifester dans la rue contre le colonialisme et ses affres.
Innocents et à peine conscients de leur existence, ces petits héros avaient voulu démontrer leur détermination et leur refus de vivre encore sous le joug colonialiste, leur fierté d'être Algérien et leur amour pour leur patrie. Décidés et convaincus, ils abandonnèrent leurs jeux pour se joindre aux manifestants.
Il avait suffit d'une étincelle pour que le feu prenne. À Alger, où soufflait déjà un vent de liberté, les manifestations s'organisaient spontanément.
Bien entendu, les militaires français et les pieds-noirs ne voyaient pas ces soulèvements populaires d'un bon œil. Alors, il ne se passait pas une journée où la ratonnade, les gifles, les coups de pieds n'étaient pas distribués aux Algériens.
Révoltés par tant d'humiliation et fatigués de voir leur pays livré aux mains ennemies depuis 130 années, excédés par les déclarations du général de Gaulle défendant une Algérie qui n'a jamais été française, ils avaient décidé de se faire justice eux-mêmes.
Ils s'appelaient Saliha, Farid, Omar, et les rafales meurtrières les ont cueillis en plein envol vers la liberté.
C'est l'histoire très belle de ces enfants qui ont fait l'évènement durant les manifestations pacifiques du 11 décembre 1960.
Au niveau d'un quartier arabe, un adolescent de 14 ans assiste impuissant le 10 décembre à l'interpellation d'Arabes, ouvriers généralement, par des pieds-noirs. Arrivés au Monoprix de Belcourt, les Français interpellent un jeune Algérien et lui demandent ses papiers. Devant son refus, ils l'insultent. Le jeune répondit à l'insulte. Un revolver est sorti. Sous la menace, les jeunes accoururent pour aider leur camarade, l'homme armé est battu. Les jeunes Algériens sont frustrés. Une contre-manifestation submerge les Français qui s'enferment chez eux. Les cortèges se forment avec une majorité d'enfants qui commencent à manifester en criant des slogans nationalistes "Vive l'Algérie", "l'Algérie algérienne", "l'Algérie musulmane" etc. Le cortège grossit et des passants se joignent à cette manifestation spontanée pour crier leur colère et leur révolte. Tirs des pieds-noirs et des CRS sur les manifestants, premiers morts et blessés. L'effervescence se propage vers d'autres quartiers et les parachutistes (Bérets verts, Bérets rouges, Bérets noirs) sont appelés en renfort et, sans sommation, ouvrent le feu sur les manifestants. Le 11 décembre, les manifestations se généralisent, on voit alors tout un peuple déferler dans les rues et défier les troupes coloniales.
(À suivre)
Y. H.
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