Est un prénom féminin d'origine berbère, adopté officiellement en 2013 par les autorités algériennes. Ce nom reprend celui de la légendaire Myrina, reine des Amazones, évoquée par les auteurs anciens, tels Diodore de Sicile. Celui-ci leur donne pour patrie d'origine la Libye, c'est-à-dire le Maghreb ancien : "On rapporte qu'aux confins de la terre et à l'occident de la Libye habite une nation gouvernée par des femmes, dont les mœurs sont toutes différentes des nôtres. Il y est de coutume que les femmes font le service de guerre pendant un temps déterminé, en conservant leur virginité. Quand le terme du service militaire est passé, elles approchent des hommes pour en avoir des enfants... Les hommes passent toute leur vie à la maison. Après leur accouchement, les Amazones remettent le nouveau-né entre les mains des hommes, qui le nourrissent. Si l'enfant est une fille, on lui brûle les mamelles, afin d'empêcher ces organes de se développer par suite de l'âge : car des mamelles saillantes seraient incommodes pour l'exercice guerrier ; c'est ce qui explique le nom d'Amazones que les Grecs leur ont donné." En grec, en effet, amazone signifie "sans sein". Les Amazones ont soumis les tribus libyennes et toutes les villes, puis elles sont parties à la conquête d'autres contrées, à commencer par celle des Atlantes. "Myrina, reine des Amazones, assembla, dit-on, une armée de 30 000 femmes d'infanterie, et de 20 000 de cavalerie... Elles portaient pour armes défensives des peaux de serpent, car la Libye produit des reptiles énormes. Leurs armes offensives étaient des épées, des lances et des arcs. Après avoir envahi le territoire des Atlantes, elles défirent d'abord en bataille rangée les habitants de Cerné, et poursuivirent les fuyards, jusqu'en dedans des murs. Elles passèrent au fil de l'épée tous les hommes pubères, réduisirent en esclavage les femmes et les enfants et démolirent la ville. Le bruit du désastre des Cernéens s'étant répandu dans tout le pays, le reste des Atlantes en fut si épouvanté que tous, d'un commun accord, rendirent leurs villes et promirent de faire ce qu'on leur ordonnerait. La reine Myrina les traita avec douceur, leur accorda son amitié et, à la place de la ville détruite, elle fonda une autre ville à laquelle elle donna son nom. Elle la peupla des prisonniers qu'elle avait faits de tous les indigènes qui voulaient y demeurer. Après cela, les Atlantes lui donnèrent des présents magnifiques et lui décernèrent publiquement de grands honneurs ; elle accueillit ces marques de leur affection et leur promit de les protéger." M. A. Haddadou ([email protected]) Nom Adresse email