En prévision de la conférence nationale sur l'évaluation de la mise en œuvre de la réforme de l'école, Nouria Benghebrit, ministre de l'Education nationale, a tenu, hier, un point de presse à Alger. La rencontre a été l'occasion pour la première responsable du secteur d'insister sur le fait que la conférence des 25 et 26 du mois en cours n'est pas "une remise en cause des réformes entreprises il y a 12 ans, mais un approfondissement de la réforme". Selon la ministre, la rencontre de la semaine prochaine aura pour objectif de prendre en charge les dysfonctionnements diagnostiqués et leurs mises en adéquation. Pour Mme Benghebrit, la conférence nationale sera consacrée à l'évaluation de la mise en œuvre de la réforme de l'école et portera sur trois dynamiques. La première est celle lancée l'année dernière portant sur l'évaluation à mi-parcours du cycle obligatoire. La seconde, lancée cette année, porte sur l'évaluation du cycle secondaire général et technique. Et la dernière est centrée sur le redéploiement du système éducatif à partir d'indicateurs de qualité portés par trois leviers de la réforme pédagogique, la gouvernance et la professionnalisation des personnes par la formation. "Cette conférence nationale se veut l'expression d'une volonté de transparence et d'objectivité sur les dispositifs mis en place et les performances pour lesquels ils ont été élaborés", souligne la ministre de l'Education. Tout en ajoutant que la rencontre formalisera ce que le système éducatif national a capitalisé comme acquis et expériences depuis l'Indépendance et sa capacité actuelle de se projeter jusqu'en 2030. "Notre objectif est d'engager l'école algérienne vers le passage à la qualité", précise-t-elle. Selon la ministre de l'Education, le système éducatif ainsi que ses acteurs les plus impliqués dans la réforme ont suffisamment de données pour évaluer les réformes introduites en 2003 et exprimer une vision prospective au système éducatif en identifiant les actions structurantes pouvant l'inscrire dans la durée, en termes de performances quantifiables, adossées à des préalables, relevant de la stabilité et de l'éthique. La rencontre sera également l'opportunité d'établir un ordre logique de priorisation à l'effet d'assurer un renforcement de la réforme de l'école, et ce, à la lumière des indicateurs du rendement du système, tels l'abandon et la déperdition scolaires, l'évaluation des taux de réussite aux examens officiels. La rencontre sera, aussi, l'occasion de présenter les changements apportés par les programmes de la deuxième génération. Durant les deux jours, des conférences seront organisées autour de problématiques et de domaines transversaux centrés sur le curriculum, la place de l'éducation de base et les apprentissages fondamentaux, les priorisations en direction du cycle primaire et du préscolaire. La rencontre portera, également, sur l'orientation scientifique et technologique, la place des langues dans le cursus scolaire, la numérisation des ressources pédagogiques, ainsi que la formation des personnels et l'évaluation du système par les indicateurs du rendement. Au même moment, dix ateliers vont évaluer par thématique les réformes introduites en 2003. D.S.