Si dans plusieurs localités de la région, l'espoir d'engranger certaines quantités d'huile d'olive et de récoltes maraichères est permis, il n'en est pas de même pour les habitants du village Zegtounia, dans la commune d'El Euch, 30 kilomètres au sud de Bordj Bou-Arréridj. La région sud de Bordj Bou-Arréridj est considérée comme une région oléicole et maraîchère. Elle alimente la région de plusieurs produits tout au long de l'année. Cette région à fait renaître une ambiance de joie où agriculteurs, ouvriers agricoles et éleveurs se permettront le rêve de réaliser une production importante. Mais si dans plusieurs localités de la région, l'espoir d'engranger certaines quantités d'huile d'olive et de récoltes maraîchères est permis, il n'en est pas de même pour les habitants du village Zegtounia, dans la commune d'El Euch, 30 kilomètres au sud de Bordj Bou- Arréridj. En effet, il paraît que la production est en-dessous des estimations et des souhaits des paysans. Selon les paysans du village, même la teneur en huile du fruit est inférieure à ce qui était escompté. "Le problème de l'irrigation des vergers, qui sont en grande partie constitués d'arbres fruitiers, oliviers, poiriers, grenadiers, etc. et de potagers, se pose avec acuité à cause de l'absence de l'électrification agricole", dira Salah Harem, un jeune paysan plein de volonté et d'amour pour ses terres. "Les fellahs de la région, qui n'ont pas d'autre source d'eau que celle de l'oued Ksob pour irriguer leurs champs, ne peuvent utiliser leurs pompes à mazout toute la journée", ajoute-t-il. "Nous sommes alimentés par deux conduites qui ne peuvent même pas desservir les habitations", explique-t-il. Les paysans de la région voient ainsi s'écrouler toutes leurs espérances au regard du spectre de la sécheresse forcée. "L'eau existe. C'est l'électricité qui fait défaut", précise notre interlocuteur en ajoutant qu'ils sont prêts à payer et qu'ils ont fait toutes les démarches administratives. Mais les années passent et leur impatience s'ajoute aux charges qui ne cessent d'augmenter. "Si la situation perdure, nous serons obligés de laisser nos terres", dira un autre paysan. Les habitants de cette région et surtout les paysans lancent un appel urgent aux autorités, à leur tête le wali, en vue d'une prise en charge adéquate de leur problème. C.B.