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“Je ne reconnais que l'UGTA”
Le président l'a déclaré hier à l'occasion du 24 février
Publié dans Liberté le 24 - 02 - 2005

Le chef de l'Etat a passé en revue les dossiers chauds de l'actualité tout en plaidant pour la poursuite des réformes.
Invité par l'organisation que dirige Abdelmadjid Sidi-Saïd, le président de la République a fait le déplacement hier à la Maison du peuple pour assister aux festivités de la célébration du 49e anniversaire de la création de la Centrale syndicale.
À l'occasion, Bouteflika a prononcé un discours qui a duré plus de trois heures et dans lequel il a plaidé pour les réformes qu'il a engagées depuis son arrivée à la tête de l'Etat. “C'est avec vous que je compte conduire ce programme sans tergiversations ni perte de temps, convaincus que nous sommes tous de la nécessité de faire évoluer nos systèmes de gouvernance pour les rendre à la fois plus transparents et plus participatifs (…)”. Il est longuement revenu sur les faits et évènements qui ont précédé la décision de la nationalisation des hydrocarbures en 1971.
Dans son discours, le chef de l'Etat a abordé plusieurs questions d'actualité et a écouté les remarques qui fusaient de la salle. Tout en rendant un hommage appuyé à Aïssat Idir et à Abdelhak Benhamouda, Bouteflika a particulièrement salué la Centrale syndicale. “Je ne reconnais que l'UGTA” ; phrase qu'il a répétée à deux reprises et qui a déclenché un tonnerre d'applaudissements.
De la valeur du travail au savoir-vivre en passant par la réconciliation et l'amnistie, la mondialisation, les réformes, les terres agricoles et bien d'autres sujets ont tous été abordés par le chef de l'Etat. “Nous avons conscience que la dépense publique ne fait pas l'économie ; elle aide, elle soutient et elle contribue à mettre en place les conditions nécessaires pour que l'économie progresse”, a déclaré Bouteflika et d'ajouter : “Parce que l'entreprise algérienne est une, il est dans l'intention de l'Etat d'aider le secteur privé comme les entreprises publiques viables à prospérer et à se développer dans le cadre d'un programme de promotion qui doit permettre à nos entreprises non seulement d'assumer la compétition sur le marché national, mais également sur les marchés extérieurs”. Le premier magistrat du pays a rappelé le contexte dans lequel se sont amorcées ces réformes. Il a affirmé qu'elles sont imposées à l'Algérie par les impératifs extérieurs liés essentiellement à la mondialisation et à la globalisation.
À propos des réformes, le chef de l'Etat s'est montré intransigeant en affirmant : “Si vous voulez un autre choix, vous n'avez qu'à changer de pouvoir.” S'agissant de la loi sur les hydrocarbures, Bouteflika dira que “ce texte n'est pas le Coran, si on réussit, on continuera, sinon on changera et on révisera le processus”. Plus loin, il affirmera sans ambages et avec une note d'espoir que “nous réussirons dans l'application de ce texte”. Abordant la question des terres agricoles, le chef de l'Etat a déclaré que c'est à la justice de trancher en faisant remarquer que ces terres ont été vendues par leurs bénéficiaires à des responsables de l'Etat censés connaître la loi.
Et d'ajouter que le pouvoir exécutif ne peut pas s'immiscer dans la justice. En d'autres termes, l'orateur veut mettre en avant la séparation des pouvoirs. La lutte contre le gaspillage, le changement des mentalités et la souveraineté nationale sont, par ailleurs, parmi les sujets que le chef de l'Etat a abordés. Répondant à un cadre syndical l'ayant interpellé sur la gestion des entreprises et la lutte contre le gaspillage, Bouteflika lancera : “On ne lâchera personne.” Tout en revendiquant sa part d'erreurs commises dans le passé en déclarant “nous avons tous fauté”, le président de la République clamera : “Depuis 1999, nous avons changé, changé et changé, il n'y a que l'aveugle qui ne le voit pas.” Faisant l'éloge du dialogue social, l'orateur appellera à la conclusion d'un pacte social et à la mise en place d'une coalition économique et sociale pour accompagner les efforts et les réformes engagées dans divers secteurs d'activités.
Dans le diagnostic établi par le premier magistrat du pays, on signalera que la majorité des entreprises publiques sont déficitaires.
Pour tenter de gagner les travailleurs au processus de privatisation, Bouteflika a fait la promotion du modèle Ispat appliqué au complexe d'El-Hadjar.
Il s'est attardé sur cet exemple de partenariat “réussi” qui a permis à ce géant de renaître de ses cendres. Tout en affirmant que “la démagogie ne mène nulle part”, le chef de l'Etat appellera à une rupture totale avec le populisme.
Au sujet de la réconciliation, le chef de l'Etat dira que le peuple est fatigué en donnant au passage de nouveaux chiffres sur la tragédie qu'a connue le pays durant la dernière décennie, le nombre de morts est de 150 000 victimes et les pertes matérielles sont estimées à plus de 30 milliards de dollars. Interpellé par une mère d'une victime du terrorisme, le chef de l'Etat a promis de prendre en charge son cas tout en affirmant qu'il comprend ceux qui ne veulent pas pardonner même si le peuple clément est pour l'amnistie ; il reste que les plaies ne sont pas totalement refermées.
Enfin, le premier magistrat du pays a tenu à réitérer que les réformes ne se feront pas au détriment des travailleurs ni au détriment des intérêts de la nation en tenant à rassurer sur la souveraineté qui sera totalement préservée et sauvegardée : “La souveraineté ne se vend pas au bon marché.”
Par ces affirmations, il attendait le retour de l'ascenseur que les travailleurs lui ont rendu par un tonnerre d'applaudissements qui a entrecoupé chacune de ses phrases sur l'apport du syndicat et les travailleurs.
M. A. O.


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