Les boulangers de la wilaya de Aïn Témouchent font face à un véritable problème d'approvisionnement en farine qui perturbe leur activité. Ce point a été au cœur d'une réunion qui s'est déroulée à la fin de la semaine écoulée au siège de la Chambre de commerce et d'industrie, Sufat, sous l'égide de son président, M. Hakmi Miloud, ayant regroupé un grand nombre de boulangers, des gérants des minoteries, les représentants de la Coopératives des céréales et des légumes secs (CCLS) et de la Caisse régionale de la mutuelle agricole (CRMA) et les chefs d'inspection du commerce d'El Amria et de Hammam Bou Hadjar ainsi que M. Kidji Abderrahmane, directeur du commerce de la wilaya. Cette rencontre fait suite à une doléance qui a été adressée par le représentant des boulangers de la wilaya à Mme la wali et au secrétaire général de la wilaya pour leur faire part des problèmes dont cette catégorie de commerçants fait face, en particulier celui concernant l'approvisionnement qui se fait au compte-goutte. Selon M. Farid El Meliani, secrétaire général du bureau de wilaya UGTA, les boulangers qui reconnaissent qu'il y a des minoteries qui produisent de la bonne farine qui représentent une minorité refusent de prendre la matière première de mauvaise qualité. Quant à l'insuffisance de la farine notre interlocuteur, qui s'est basé sur les déclarations des intervenants lors de cette réunion, nous apprend que le problème perdure depuis le mois de juillet. ‘‘Pour être plus précis depuis le mois de Ramadhan. Pour ne pas mettre la clé sous le paillasson certains boulangers ont dû recourir à d'autres sources d'approvisionnement en deuxième main à un prix élevé mais n'ont pu faire long feu en raison notamment d'autres charges qui grèvent leur budget à l'image des factures d'électricité, de gaz et des salaires des ouvriers'', dira-t-il. Les boulangers ont saisi la présence du directeur du commerce pour lui exposer un autre problème qui ne manque pas d'importance, celui des frais de transport de la marchandise. Selon eux, la réglementation stipule que les frais de transport sont à la charge des minoteries contre une somme de chargement estimée à 2000 DA. ‘‘Or, selon les boulangers, les minoteries leur imposent, en plus des 2000 DA, un supplément de frais par sac'', nous indiquera le SG de l'UGCAA. Aussi, la destination des 35% du son extraits de la farine n'a pas été en reste puisqu'elle a soulevé des interrogations chez cette catégorie de commerçants. Toutes ces préoccupations devront faire l'objet d'une prise en charge par les responsables concernés. M. LARADJ