Les propos du manager général Zoubir Ouasti résumaient à eux seuls parfaitement le "ressenti" qui prévalait, mercredi en fin de journée, dans et aux alentours du vestiaire oranais. Un sentiment de hogra auquel s'est mêlé un effet d'impuissance. "L'arbitrage ? Je ne vais pas en parler ! Pourquoi ? Parce que je serai aussitôt convoqué (par la commission de discipline de la Ligue de football professionnel) ! Et je serai aussitôt sanctionné et suspendu ! Je laisse donc l'arbitre (Necib) à sa conscience. Tout le monde a vu ce qu'il a fait aujourd'hui (mercredi). Je ne vais donc pas en parler puisqu'à la moindre déclaration, nous sommes convoqués illico presto à Alger. Quand nous défendons notre club, le Mouloudia d'Oran, nous sommes suspendus. Qu'Allah nous rétablisse dans nos droits. Car, aujourd'hui, il n'a pas seulement fait sortir nos joueurs du match, mais aussi et surtout tout le public". Les propos du manager général Zoubir Ouasti résumaient à eux seuls, parfaitement, le "ressenti" qui prévalait, mercredi en fin de journée, dans et aux alentours du vestiaire oranais. Un sentiment de hogra auquel s'est mêlé un effet d'impuissance. "Ce qu'a fait l'arbitre Necib est grave et inadmissible. De par ses coups de sifflet intempestifs, il cassait à chaque fois le rythme de notre équipe. De combien de fautes, de sorties de touche en notre faveur et même de penalties nous a-t-il privés ? C'est devenu une habitude avec cet arbitre. Chaque fois, il fait ce que bon lui semble. Il arbitre tellement mal, mais n'est pas sanctionné ! De par son comportement, il a failli provoquer un envahissement de terrain. Il a énervé joueurs et spectateurs. La mini-émeute dans les gradins, c'est de sa faute. Il a provoqué une pagaille monstre et a donné beaucoup de boulot au service d'ordre. Il est coupable de trouble à l'ordre public. De sa faute, le stade Zabana a failli connaître un drame. N'y a-t-il personne de responsable pour mettre fin à cette incompétence arbitrale et arbitraire qui risque de provoquer une catastrophe dans n'importe quel stade du pays ?", fulminait cet autre habitué du vestiaire oranais dont nous tairons l'identité pour des motifs évidents. À la défaite, amère, face à un Paradou qui a su forcer le verrou mouloudéen en toute fin de partie, aidé en cela par l'énervement et l'excitation excessive qui avaient gagné les joueurs de Cherif El-Ouazzani, le MCO a vu trois joueurs de son onze être signalés par le même arbitre Necib sur la feuille de match, à savoir Mekkaoui (insulte envers officiel et expulsé directement), Foughloul et Benhammou (contestation de décision), ce qui lui vaudra de composer sans eux lors du prochain match de championnat. Un lourd tribut à payer pour le club oranais en raison, notamment, d'une défaillance assez suspicieuse et tellement inexplicable du trio Necib-Boulfelfel et Tamen.