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La création littéraire en débat à Paris
La rencontre a réuni trois générations d'autrices algériennes
Publié dans Liberté le 11 - 02 - 2020

La rencontre organisée par Ladesco a réuni Kaouther Adimi, Selma Guettaf et Maïssa Bey, qui sont revenues sur la naissance et l'élément déclencheur de leur fibre littéraire.
La création littéraire a été le thème d'une rencontre chez les Frères Capucin à Paris organisée par Ladesco (Les amis du Centre de documentation économique et sociale d'Oran - CDES). Ont participé à cette rencontre Kaouther Adimi, Selma Guettaf et Maïssa Bey, qui sont revenues tour à tour sur la naissance et l'élément déclencheur de leur fibre littéraire, tout en parcourant, chacune à sa manière, la spécificité de ses écrits et des thématiques qui y sont abordées.
Modérée par Leïla Tennci, directrice du CDES Sophia d'Oran, cette rencontre a permis à "trois générations différentes", comme il a été souligné, de se retrouver pour revenir sur leur parcours particulier certes, mais avec un point commun : la volonté de partager avec l'autre, ce lecteur tant souhaité. Car, s'il y a une production littéraire, une création artistique, c'est pour en faire profiter autrui.
Kaouther Adimi, jeune autrice comme elle aime se faire appeler, est revenue longuement sur ses romans Des pierres dans ma poche, Nos richesses ou encore son tout dernier-né Les Petits de décembre, qui nous renvoie un peu au film Les Enfants de Novembre de Moussa Haddad, sans pour autant parler de la guerre d'Algérie à laquelle avaient pris part de jeunes Algériens, mais cette fois pour raconter un épisode réel de la vie d'aujourd'hui où des enfants pleins d'innocence affrontent des généraux pour sauver leur terrain de foot.
Pour sa part, la jeune Selma Guettaf, native d'Ouargla, ville où elle aime partir souvent se reposer et faire le vide, mais qui vit aujourd'hui en France, tout comme Kaouther Adimi, a rappelé à notre bon souvenir la naissance de son tout premier écrit paru aux éditions Lazhari Labter, Les Malheurs que tu me causes, non sans en remercier son éditeur qui, "après six mois et presque de désespoir, je reçois la nouvelle de son acceptation par cette phrase : es-tu prête à devenir écrivain ?"
"Et ce fut le déclenchement de ce que va devenir ma vocation première, qui au départ devait plutôt être le cinéma ; mais l'un n'empêchera pas l'autre", confiera l'auteure qui parlera aussi de ses romans Les Hommes et Toi et Loin d'une romance, où elle aborde les relations de fratrie, le deuil, l'amour dans une forme sensible d'introspection et de questionnement sur les interdits, la marginalisation de la femme, la misogynie de la société et les difficultés de l'amour.
L'amour, ce beau sentiment que recherche Hizya, le personnage principal du roman de la troisième invitée de la rencontre Maïssa Bey, qui le relatera un peu à l'assistance non sans insister sur la beauté du poème de Benguitoun, duquel est tirée cette belle idylle d'un couple mythique du patrimoine algérien. Mais la Hizya contemporaine de Maïssa est cette femme algérienne contemporaine qui se bat au quotidien pour gagner sa place dans une société parfois rétrograde, souvent un peu trop "protectrice" pour ne pas dire "destructrice".
Pour tragique preuve, cette histoire de la pauvre Lilia qui a voulu mettre fin à sa vie à cause de la bêtise humaine irresponsable... Lors du débat, il a été question de cette littérature qui sert toujours la société et qui lui permet d'avancer aussi en aspirant à ce "savoir" si salvateur à tous les niveaux. Et dans la foulée, la Nouvelle Algérie, il en a été aussi question ; une Algérie qui bouge, qui se mobilise et qui veut se (re)construire et qui ne pourra se faire sans l'art, sans le livre… sans la culture.

De Paris : Samira BENDRIS OULBSIR


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