La direction du MOB a tenu à se défendre par rapport à la décision de la FIFA de lui interdire le recrutement. Les responsables du MOB expliquent avoir mandaté la FAF de payer le joueur Malick Touré tout en déduisant l'argent de la quote-part des droits TV. Comme rapporté dans notre édition d'hier, le MOB a été interdit de recrutement par la Fédération internationale de football (FIFA) pour trois mercatos de suite, en raison du non-paiement du joueur malien Malick Touré. Cette décision émanant de la FIFA contraint le club de Béjaïa à faire l'impasse sur le recrutement pour une durée d'une année et demie, en cas de non-paiement du joueur, comme cela a été rapporté dans la décision parvenue à la direction du MOB, datée du 10 juillet et signée par le responsable de la Chambre de résolution des litiges, dont Liberté détient une copie. La FIFA rappelle au MOB le contenu de la décision du 17 avril dernier de cette instance internationale, l'invitant à verser au joueur la somme de 240 millions de centimes dans un délai ne dépassant pas 45 jours. Une fois le délai dépassé, la commission de résolution des litiges de la FIFA a décidé d'interdire le recrutement au MOB pour une durée de trois périodes d'enregistrement de suite. "Nous nous référons à l'affaire susmentionnée et à la décision prise par la Chambre de résolution des litiges le 15 avril 2020, tout particulièrement le point 4 de la décision susmentionnée. À cet égard, nous avons noté que vous n'avez soumis aucun document de preuve à cet effet et, ainsi, nous vous informons que l'interdiction d'enregistrer de nouveaux joueurs, au niveau tant national qu'international, pour une durée maximale de trois périodes d'enregistrement entières et consécutives, telle qu'établie au point 5 de la décision précitée, est dorénavant effective. Enfin, nous souhaitons attirer votre attention sur le point 6 de la décision en question qui prévoit que l'interdiction précitée sera immédiatement levée dès que les montants dus auront été payés", lit-on dans la lettre envoyée au MOB mais aussi à la Fédération algérienne de football. Il faut dire que cette décision émanant de la FIFA a été accueillie avec déception au sein de la famille du MOB, contrainte de régler le différend dans les plus brefs délais, comme nous l'a affirmé hier M. Benaï. "Nous avions saisi la FAF pour régulariser le joueur en question et déduire la somme de notre quote-part des droits de télévision. Certes, la FAF ne nous a pas répondu personnellement, mais elle s'est engagée à prendre en charge les cas similaires de tous les clubs au niveau de la FIFA. Donc, pour nous, cela devait être fait. D'ailleurs, nous venons de saisir à nouveau la FAF pour des explications", dira Arab Benaï, président du club amateur, qui était à la tête de la SSPA lors de cette période. Et comme Touré n'a pas été payé dans les délais, la FIFA a recouru aux sanctions, comme cela a été précisé dans la même correspondance, qui explique également que cette sanction sera levée dès que le club procédera à la régularisation du joueur. Voilà ce qui pourrait soulager les fans béjaouis, même s'il y a certainement des dommages à payer, en plus des 240 millions de centimes réclamés par le joueur.