La concession de distribution de Jijel, relevant de la Société algérienne de l'électricité et du gaz, a fait part de l'échec de ses tentatives de recouvrer ses créances détenues auprès de ses clients. Pourtant, elle avait lancé une campagne de communication en direction de ses clients, restés sourds à ces appels. Pis encore, cette société reconnaît que les difficultés de recouvrement des créances se sont répercutées sur son équilibre financier, pouvant se déteindre sur la qualité de ses services et sur le suivi des programmes inscrits. En chiffres, le montant des créances à recouvrer a atteint 131 milliards de centimes, dont 71 milliards sont détenus par les clients ordinaires et 28 milliards par les APC. Les administrations publiques détiennent, à leur tour, 20 milliards de centimes, et 12 autres milliards sont détenus par le secteur économique. Cette ardoise reste impayée alors que cette société multiplie les démarches de communication pour pouvoir recouvrer ses créances, non sans brandir, toutefois, la menace de recourir à la coupure de l'électrique et du gaz. Dans un communiqué rendu public, cette entreprise a expliqué que cette solution "reste la seule voie à appliquer sur ceux qui ne se sont pas acquittés de leurs dettes". Elle a précisé que les clients peuvent recourir au paiement électronique, par le biais de la carte interbancaire, ou au paiement direct dans n'importe quelle agence commerciale à travers le territoire national.