Plus d'une centaine de nouveaux cas de cancer ont été enregistrés à Aïn Témouchent depuis le début de l'année en cours, ce qui alarme les spécialistes et les autorités sanitaires au niveau de la wilaya. L'association caritative Daka houa essabil de Hammam Bou-Hadjar a pris une louable initiative au profit des femmes avec l'organisation d'une journée d'étude sur le dépistage précoce du cancer du sein et sur la prévention de cette maladie. Encadrée par des médecins spécialistes, des oncologues et des médecins généralistes, cette manifestation scientifique qui entre dans le cadre de la célébration du mois rose d'octobre s'est déroulée dans l'après-midi de samedi dernier au niveau du complexe culturel islamique de Aïn Témouchent. Sur cet événement, Hamada Mebarkia, président de l'association organisatrice de cette campagne, a indiqué que le cancer en général – et le cancer du sein en particulier – concerne tout le monde. On a cru bon tout en saisissant l'occasion de la célébration de ce mois rose d'agir et de participer à la campagne de prévention et de sensibilisation qui est menée par les services sanitaires pour éviter l'apparition des cas de cancer qui peuvent avoir des conséquences fâcheuses. "Il faudra agir avant qu'il ne soit trop tard en optant pour le dépistage précoce. C'est le but de cette journée d'étude destinée à toutes les femmes âgées de plus de 18 ans, notamment celles qui habitent les zones éloignées", a-t-il précisé. Le dépistage précoce du cancer dans toute sa diversité est une prévention contre les conséquences fâcheuses de cette maladie, comme l'a qualifié Dr Arbaoui Abdelmadjid, médecin généraliste au niveau de l'établissement public de santé de proximité (EPSP) de Hammam Bou-Hadjar, ajoutant que les malades qui se présentent précocement aux médecins ont plus de chance de se rétablir. Cette journée a été aussi une occasion pour les diététiciens et les psychologues de présenter leurs communications, sachant qu'aussi bien la nourriture que le côté psychologique jouent un rôle prépondérant sur l'apparition et après la découverte du cancer chez le sujet, en particulier le cancer du sein chez la femme, qui devrait accepter son sort et vivre avec. À ce titre, dans son intervention, Sayah Amina Zhor, psychologue, a tenté de sensibiliser la femme sur la nécessité de procéder au dépistage précoce et d'accepter la maladie dès son apparition, pour permettre aux résultats du dépistage et du suivi médical d'être dans son intérêt, sachant que l'aspect psychologique est très important dans ces cas de figure. "La personne devra vivre avec sa maladie d'une façon positive loin de tout affolement comme toute autre maladie", a-t-elle expliqué. Pour l'information, avant cette journée d'étude, l'établissement public de santé de proximité (EPSP) de Hammam Bou-Hadjar a organisé une caravane de sensibilisation sur le dépistage précoce et la prévention contre le cancer du sein, qui a sillonné les nombreuses zones éloignées des huit communes rattachées aux daïras de Hammam Bou-Hadjar et de Aïn El-Arba, situées sur le territoire de sa compétence. Dans le même sillage, l'hôpital mère et enfant de Aïn Témouchent a programmé depuis dimanche des activités similaires de sensibilisation sur la nécessité du dépistage précoce du cancer du sein sous le slogan "Oui pour la lutte contre le cancer du sein", avec pour cible les femmes enceintes. Selon nos informations, plus d'une centaine de nouveaux cas de cancer ont été enregistrés au niveau de la wilaya de Aïn Témouchent depuis le début de l'année. De son côté, la direction de l'action sociale de la wilaya a lancé une vaste campagne de sensibilisation en direction de la femme rurale et des zones d'ombre dans le but de l'encourager à procéder au dépistage précoce. La même action a été menée par l'établissement hospitalier Docteur-Benzerdjeb de Aïn Témouchent, en coordination avec le réseau sanitaire, sous le slogan "Le dépistage précoce donne plus de chance de rémission". Dr Ould Chaht Karima, spécialiste en réanimation et anesthésie infantile, chargée de cette opération, a indiqué que les femmes examinées sont orientées vers d'autres services, dont la mammographie, ou vers un médecin spécialiste. Sauf que le message principal, c'est celui d'apprendre à faire l'autopalpation à elles et à leurs filles qui ont atteint l'âge de la puberté.