“Bien que la grève du 9 mai ait été suivie patiellement dans l'administration et dans d'autres secteurs, cela a été une réussite pour l'intersyndicale de la Fonction publique”, a déclaré M. Lamdani, chargé de la communication du syndicat Cnapest. Il a expliqué que le plus important dans cette action était de mobiliser plusieurs travailleurs de la Fonction publique autour des revendications socioprofessionnelles communes. “Le débrayage du 9 mai, organisé par la coordination de la Fonction publique, a été bien suivi dans le secteur de l'éducation. Nous avons pu paralyser tout le secteur au niveau national”, a souligné M. Osman, responsable du syndicat du Conseil des lycées d'Alger (CLA). Il a précisé qu'il est impératif de contacter les autres syndicats autonomes — qui ne font pas partie de l'intersyndicale de la Fonction publique — pour aller vers une convergence de la lutte sociale et faire pression sur le gouvernement, afin de résoudre les problèmes des travailleurs. Cependant, les différents responsables des syndicats s'accordent à dire que les travailleurs ont été menacés et intimidés par leurs responsables et par leurs administrations. “Cette action s'est déroulée en même temps que l'instrumentalisation de l'arsenal répressif du gouvernement. Des plaintes ont été déposées contre les responsables des syndicats, notamment le secrétaire générale du Snapap/ENSOT, pour grève illégale”, a déclaré M. Lamdani. Il a précisé que les intimidations, les menaces et les ponctions sur salaires ne font que rallumer le brasier. “Nous ne braderons pas nos revendications et nous continuerons notre combat. D'ailleurs, nous allons vers une grève de la Fonction publique, sous peu”, a-t-il annoncé. N. A