RESUME : Tout comme Mehdi, ses belles-sœurs ne la croient pas. Leur relation chaleureuse en prend un coup. Warda se retrouve réduite au rang de bonne. Son moral est au plus bas. Mehdi n'a pas digéré sa déception. Il est resté longtemps absent. à son retour, il est surpris. Warda n'est pas dans son état normal. Le médecin amené au chevet de Warda conclut qu'elle est sujette à une profonde fatigue. Il en profite pour discuter avec elle. - Avez-vous des soucis ? lui demande-t-il. Des problèmes dans votre couple ? - Qui n'en a pas ? répond-elle sans regarder son mari. - Oui, tous les couples traversent des crises mais il y a toujours des solutions, dit-il. Il faut discuter, s'écouter - Oui, mais je ne veux pas en parler, soupire-t-elle, en fermant les yeux. Je voudrais dormir. - Vous devriez écouter mes conseils, insiste le médecin. - Oui, je vous ai bien compris, répond-elle en souriant faiblement. Maintenant, je voudrais dormir… C'est tout ce que je veux ! - Bien… Est-ce que vous mangez normalement ? - Oui. Merci docteur ! Mehdi qui attend un peu plus loin se culpabilise. Il a conscience d'être resté longtemps absent. Il n'a jamais pris de ces nouvelles depuis le jour où il l'a mise en garde. Cette confrontation avec son père n'a rien donné de bon. Il lui suffit de voir l'état de sa femme, pour le regretter. - Elle fuit les problèmes, dans le sommeil… Elle est pâle et amaigrie… J'en déduis qu'elle ne mange pas vraiment, lui dit le médecin, alors qu'il le raccompagne à sa voiture. Le mieux pour vous deux est de discuter de vos différends… Je pense que vous avez compris qu'elle a besoin de vous ! - Oui. Je vous remercie. Le médecin parti, il retourne à l'intérieur de la maison. Il voudrait parler à Warda mais celle-ci s'est endormie. Et un moment après, son père rentre en compagnie de ses sœurs. Ils ont apporté des restes de pizza. Ils s'échangent des regards. - Qu'est-ce qui se passe ? leur demande Mehdi. - Rien, on est passé à la pizzeria, répond son père. Elles étaient affamées. - Moi aussi, j'ai faim, dit Mehdi. Warda n'a rien préparé… On saura apprécier les restes de votre déjeuner ! Ou peut être en avez-vous apporté une pour elle ? - Non. Ses sœurs ne lui cachent pas que depuis qu'elle a osé accuser leur père, elles lui en veulent d'avoir voulu briser leur famille. En fait, elles la voient sans la voir. Elles ne se préoccupent plus d'elle, même quand elles ne la voient pas. - C'est toujours elle qui s'est occupée de vous, ingrates ! réplique Mehdi. Personne n'a remarqué qu'elle était souffrante ? - Non. Elle passe la majeure partie de son temps, dans sa chambre ! On a compris qu'elle faisait comme nous, dit Lila. On s'évite, c'est tout ! Est-ce grave ? - Son moral en a pris un coup, répond-il. Mais c'est normal… Elle se sent étrangère parmi vous, de trop même. Sans rien ajouter, il prend Warda et l'emmène à leur chambre. Il la trouve dans un désordre sans pareil. C'est la première fois qu'il la voit ainsi. Il ignorait qu'elle était aussi fragile. Il s'en veut. Il veut se retrouver seul avec sa femme, pour recoller les morceaux. Alors il ouvre la garde robe et en sort quelques affaires, décidé à l'emmener loin d'ici… A. K. (à suivre)