Douala, chef-lieu de daïra, au sud-est de Tizi Ouzou. La gestion des affaires, revenue aux élus du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) de Mohcen Bellabas, depuis les locales du mois de novembre dernier, est montrée du doigt par les élus indépendants et ceux du Front des forces socialistes (FFS) qui font cas de «pratiques vicieuses et diaboliques» du premier magistrat de leur commune. Neuf élus sur les 19 que compte cette Assemblée, (six indépendants et trois du FFS), sont, en effet, montés au créneau pour dénoncer, lit-on à travers un communiqué rendu public avant-hier samedi, «l'absence totale de transparence» dans la gestion des affaires courantes. Les rédacteurs du document s'élèvent contre l'état chaotique dans lequel est plongée leur collectivité, mais aussi et surtout, «les pratiques vicieuses et diaboliques du maire». « Sept mois après l'installation officielle de notre Assemblée, la situation demeure inchangée», relèvent les signataires du document, reprochant à l'exécutif communal, le maire notamment, une gestion «anarchique et opaque» des affaires de la collectivité. Ils en veulent pour preuve «la répartition, en solo, des programmes communaux de développement (PCD)», qui s'est effectuée sans consultation de l'Assemblée. «Le maire a, encore une fois, bafoué toutes les règles démocratiques et agi en solo», déplorent-ils encore. Les mêmes élus ont également dénoncé le mode de répartition «anarchique» des aides sociales qu'ils ont pointé du doigt considérant que celle-ci (répartition, ndlr) a été effectuée dans l'opacité. «Les aides sociales (habitat rural, Afs, Dais, aides liées aux intempéries etc,...) sont gérées dans l'anarchie et l'opacité», en dépit, déplorent les signataires du document, de «notre insistance sur la transparence» qui doit caractériser leur attribution. «Nul n'est au courant ni du montant de ces aides, ni les critères de sélection, encore moins les bénéficiaires», regrettent-ils encore. Les signataires du communiqué ont, en outre, dénoncé les irrégularités, le flou et l'opacité qui ont entouré le recrutement des agents de l'administration notamment au niveau de la collectivité. «Si la sélection des gardiens et des ouvriers professionnels (OP) s'est passée dans les normes, celle des agents de l'administration est douteuse et entachée d'irrégularités», relèvent-ils.