Les usagers de la SNTF n'arrivent plus à s'adapter au rythme des perturbations des trains. Après l'accident et ce qu'il a occasionné comme désagréments pour les travailleurs, les étudiants et les simples voyageurs, la reprise du trafic fut de courte durée puisque s'ensuivit le débrayage des mécaniciens qui contestaient «le manque de sécurité et la vétusté de l'infrastructure ferroviaire et du système de signalisation ». La population prit son mal en patience. Samedi dernier, rebelote. Les usagers furent informés dès leur entrée en gare qu'une panne électrique était responsable de retards «indéterminés». L'attente dura des heures et les voyageurs ont dû se rabattre sur les bus. Il va de soi que les embouteillages se multiplièrent, ainsi que les retards. Cette fois encore sans aucun mot d'excuse de la SNTF. Ce mercredi, nouvel épisode dans les turbulences sans aucun avertissement. Toute la matinée les trains étaient à l'arrêt sans qu'aucune explication ne soit donnée. Seule information communiquée dans l'après-midi, les voyageurs devaient se présenter à la gare sans l'assurance de l'arrivée d'un train. A ce stade, cela s'appelle de «la navigation à vue». Un véritable mépris pour des milliers d'usagers.