La fête de la sélection croate n'aura pas lieu. Ce n'est pas le jeu tactique de cette formidable équipe qui en est la cause mais c'est encore une fois la bêtise humaine qui a frappé au cœur d'une belle partie de foot. Une grappe de supporters qui ont tout brisé et remettant ainsi en cause le passage de la Croatie en 8e de finale de cet Euro. Cela s'est passé ce vendredi 17 juin, à Saint-Etienne où cette sélection est menée par 2-1 lorsque des fumigènes atterrissaient sur le terrain brisant ainsi ce bel élan des hommes de Luka Modric qui avaient mis en branle, au grand bonheur de leur nation, leur machine tactique pour battre les Tchèques. Ivan Perisic (37e) et Ivan Rakitic (59e) avaient donné un avantage confortable aux leurs et se voyaient déjà en huitièmes de finale. Pars pour longtemps puisque Milan Skoda glisse la balle au fond des filets du gardien Croatie Danijel Subasic (76e) sauvagement surveillé par un groupe de CRS. A cela s'ajoute, la sortie à l'heure de jeu du génial Luka Modric, gêné par une douleur aux adducteurs. Ce qui peut compenser cette équipe, c'est le fait qu'elle fait partie fait partie de l'une des plus belles équipes de cet Euro. L'arbitre, Mark Clattenburg s'est vu dans l'obligation d'arrêter la partie pendant 5 mn alors que la Croatie menait 2-1 face à la République tchèque. Bizarrement ce sont ses supporters qui ont tout gâché. Arrosés par cet incident, les joueurs ont affiché sur le terrain une déstabilisation dans leur jeu, comme si ces acteurs ne voulaient plus avancer et préfèrent répondre au mal par le mal en laissant faire les Tchèques. Déstabilisés, les joueurs au damier rouge et blanc ont alors concédé l'égalisation sur un penalty de Tomas Necid dans les arrêts de jeu. La présidente croate, Kolinda Grabar-Kitarovic, n'a pas fait dans la dentelle : «Ce sont des ennemis de la Croatie. Ils haïssent leur équipe nationale et leur pays. Honte sur vous ! », a-t-elle réagi immédiatement sur sa page Facebook. Quant à l'avis d'un confrère «les footballeurs croates ne sont pas champions olympiques, ni champions du monde, ni même champions d'Europe, mais, depuis qu'ils participent à des compétitions internationales en leur propre nom (Euro-1996), à l'éclatement de la Yougoslavie, ils sont redoutables... En plus de la troisième place au Mondial-1998, ils ont atteint à deux reprises les quarts de finale d'un Euro (1996 et 2008). Depuis la dissolution de la Tchécoslovaquie, les Tchèques se sont fait une spécialité du championnat d'Europe de football. Ils se sont qualifiés pour les six éditions et ont obtenu une place de finaliste (1996), une de demi-finaliste au temps où Milan Baros marquait des buts (2004) et une place de quart de finaliste lors de la dernière édition (2012). Logiquement, ils devraient connaître cette année le premier huitième de finale de leur histoire européenne (première édition à vingt-quatre équipes). Avec une défaite face à l'Espagne et un match nul contre la Croatie, ils ont encore toutes leurs chances». Ainsi va l'Euro.