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Les malades soumis aux diktats des cliniques privées
Publié dans La Nouvelle République le 03 - 03 - 2019

Accéder aux soins en Algérie devient de plus en plus difficile en raison du manque des structures de soins publiques devant offrir des soins à moindre coût au citoyen. Profitant de ce vide, les établissements hospitaliers privés se prolifèrent à une vitesse vertigineuse. En seulement 25 ans, plus de 200 établissements hospitaliers privés ont vu le jour. Passant de 15 cliniques, en 1993 à 208 en 2018, un chiffre qui devrait augmenter d'avantage en 2019. Tous concentrés dans la capitale.
En contrepartie des prestations proposées par ces établissements, les prix sont excessivement exorbitants et inadéquats. Ils obéissent plus à une logique commerciale, parfois au dépend des impératifs réglementaires régissant leurs activités. L'exercice à titre privé de cette activité a été consacré par la loi 85-05 du 16 février 1985 tandis que la loi 88-204 du 3 mai 1988 a donné naissance aux cliniques privées. Dr Fawzi Benachenhou, directeur des structures de santé de proximité au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, a déclaré hier à l'Aps qu'en plus de cette réglementation, «toute clinique fait l'objet d'une visite de conformité avant le démarrage de ses activités afin de s'assurer du respect de la réglementation.
Bien que le gouvernement ait encouragé l'émergence de ces établissements sur le marché, cependant, l'objectif est d'offrir des soins accessibles à tous, mais surtout généraliser leur implantation de manière équilibrée. Ce qui n'est pas le cas. En plus de cet inconvénient, le même interlocuteur a déploré la hausse des infractions à l'éthique médicale, à savoir les erreurs médicales, l'exercice illégal pour les praticiens, ainsi que le non-respect des règles d'hygiène. Ce qui a incité les pouvoirs publics à sévir et à adopter des sanctions disciplinaires allant de la mise en demeure à la fermeture provisoire ou définitive de l'établissement.
«En 2018, trois cliniques privées ont fait l'objet de fermeture provisoire au niveau national, pour non-conformité à la réglementation, tandis qu'une 4ème a définitivement fermé ses portes sur demande de son propriétaire», a-t-il souligné. Parmi les établissements sanctionnés, le Dr Yahia Zeroual, de la direction de la Santé et de la Population (DSP) d'Alger a cité celui de la clinique d'accouchement de Dar El-Beida qui avait fait l'objet d'une décision de fermeture provisoire à la suite du décès d'un nourrisson, brûlé par une résistance chauffante. En plus de l'état délabré de la structure. Un danger pour la santé publique. Il a mis l'accent sur la difficulté de condamner les praticiens en absence de preuve directe les mettant en cause.
Pour stopper la migration des praticiens vers le privé, il faut revaloriser les salaires, peu attractif chez le public. Étant une activité libérale, les cliniques privées imposent leur barème tarifaire. Un accouchement par césarienne peut coûter jusqu'à120.000 dinars, et une consultation ordinaire peut aller au-delà des 2.000 dinars. C'est ce qui séduit les médecins praticiens. «Chaque intervention est différente, selon la durée du bloc opératoire et du séjour postopératoire. Nous ignorons combien il perçoit. C'est le praticien qui dicte son tarif», justifie une gérante d'une clinique à Hydra expliquant que le patient demeure le principal pénalisé, faute de moyens dans les hôpitaux publics. Le secteur de la santé en Algérie est soumis aux diktats des cliniques privées.
Un autre revers de ce secteur, celui de la contractualisation avec la Sécurité sociale qui ne répond à aucune réglementation concernant les tarifs, laissant libre cours à ces établissements. Pour aligner les droits, Dr Zeroual plaide pour l'instauration d'un système réglementaire unique pour les deux secteur privé et public. Les malades sont en souffrance pour rembourser leur prise en charge.
«Même si l'activité médicale ne peut pas être administrée, la CNAS doit se pencher sur la question de la contractualisation dans les hôpitaux», a préconisé, pour sa part, le président de l'Ordre national des médecins, M. Mohamed Berkani Bekkat. Recommandant, dans le même sens l'élaboration d'une nomenclature des actes médicaux pour le privé de sorte à élargir la palette des remboursement, dès lors que le citoyen cotise.


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