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Bientôt un monument historique
Publié dans La Nouvelle République le 12 - 04 - 2019

Le tristement célèbre camp de tortures du colonialisme français «Haouch Goutier» de la commune de Souk El Hed (à l'est du chef-lieu de Boumerdès) sera transformé en un monument historique après sa restauration qui suivra l'évacuation de la trentaine de familles l'occupant actuellement, a-t-on appris mercredi auprès de la directrice des moudjahidine de la wilaya.
«Des actions sont en cours en vue du relogement de ces familles squattant le site, depuis plusieurs années», a indiqué, à l'APS, Bouterfa Habiba, signalant la réalisation, en cours, à leur profit (familles) d'un projet de 50 logements, dont le taux d'avancement est estimé à plus de 30%, a-t-elle précisé. La responsable, qui a déploré la «non classification du site en dépit de sa haute symbolique» à cause de son occupation par ces familles, a fait part de la programmation d'une étude détaillée de ce monument historique dès le relogement de ses occupants, dans l'objectif d'une restauration, puis classification, est-il escompté. Sur site, l'APS a fait le constat de l'existence encore de certains vestiges de ce camps de tortures, représentés par de minuscules geôles en béton, initialement des caves destinées à la conservation et production du vin, demeurées debout à ce jour, pour témoigner des atrocités commises par l'armée coloniale française contre les Algériens. Ce centre de torture mitoyen à la RN5 reliant l'Est et le Centre du pays, fut, selon les témoignages de moudjahidines de la région ayant survécu à cette période douloureuse de l'histoire de l'Algérie, créé en 1956. S'étendant sur une surface de 5000 m2, d'une capacité d'accueil de 200 détenus, ce centre de torture était alors dirigé par un certain commandant Skerfon, qui était secondé dans sa tâche ignoble par le lieutenant Montasse, en plus d'un nombre de Harkis et d'un groupe de parachutistes assurant la surveillance des lieux. Ce site, spécialement sélectionné pour son isolement extrême, a abrité les pires tortures pouvant être perpétrées à l' égard des algériens, les moudjahidine du Front de libération nationale (FLN), voire même tout civil suspecté d'être contre la France coloniale, se rappellent des témoins. Brulures par le feu, ingurgitation d'eau savonneuse, électrocution, torture auditive, planches à clous, étaient le quotidien de tous les détenus de ce camps de concentration, dont les méthodes sont interdites à l'échelle mondiale, se souviennent encore des moudjahidine de la région. C'est dans ces geôles, des sortes de «trous» d'à peine un ou deux mètres de long et de large, que l'armée française tassait entre un à 4 détenus, voire 8 dans certains cas, au moment où la cour du camp servait d'espace de tortures à ciel ouvert. Selon les mêmes témoignages, ce centre était doté de trois portes principales, dont une située à l'arrière destinée à l'évacuation des détenus condamnés à mort, qui étaient accompagnés vers un Oued mitoyen, où ils étaient exécutés et enterrés. Ce camp de la mort fut fermé à l'annonce du cessez- le feu le 19 mars 1962. R.C.

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